Catégorie : Divers

  • WIZZ#2  Les lauréates

    WIZZ#2 Les lauréates

    Après un appel à candidatures lancé au printemps 2025, le programme WIZZ a dévoilé les dix lauréates de la seconde édition. Ce projet porté par Anne Paceo, batteuse et compositrice, et soutenu par Les Gémeaux et le festival Jazz sous les Pommiers, a pour objectif de donner plus de visibilité et de soutien aux jeunes musiciennes de jazz. WIZZ est un programme novateur à mi-chemin entre formation et mentorat et qui s’inscrit dans une démarche de sororité et d’accompagnement professionnel.

    Les dix lauréates de cette deuxième édition, âgées de 20 à 35 ans, viennent d’horizons divers et incarnent la diversité et la richesse du jazz contemporain.
    Si la première édition comptait Jasmine Lee, membre du quartet Marsavril du programme Jazz Migration #10, cette deuxième édition réunit deux autres musiciennes Jazz Migration ! Marion Ruault contrebassiste du groupe Nubu, (Jazz migration #10), et Rose Dehors, tromboniste au sein du groupe nit and dogs (Jazz migration #11)

    Voici la liste complète des lauréates sélectionnées pour cette édition,

    Victoria Alexanyan (30 ans, Lyon) – Chant

    Beryl Benveniste (20 ans, Paris) – Saxophones

    Selma Benlarbi (23 ans, Pantin) – Accordéon

    Amélie Michez (26 ans, Toulouse) – Batterie

    Rose Dehors (26 ans, Paris) – Trombone

    Stéphanie Furlan (26 ans, Nérac) – Saxophones

    Lou Guenet (28 ans, Paris) – Piano

    Fanny Martin (25 ans, Paris) – Flûte & Chant

    Marion Ruault (34 ans, Montreuil) – Contrebasse

    Melissa Weikart (30 ans, Paris) – Piano & Chant

    Véritable espace de création, de partage et de rencontres exclusivement dédié aux femmes, le projet WIZZ offre des clés aux jeunes musiciennes de jazz pour évoluer dans une scène encore trop dominée par les hommes. Avec un programme qui repose sur trois axes principaux :

    Le Volet Artistique : Sous la direction de Anne Paceo et Macha Gharibian, il propose un travail de création et d’arrangement, centré autour du « matrimoine » (répertoire de compositrices) et de réinterprétations des œuvres des lauréates elles-mêmes.

    Le Volet Métier : Des formations spécifiques abordant les enjeux professionnels de la musique – comme la structuration, la gestion de carrière, et la communication – avec des intervenantes expertes dans ces domaines.

    Le Volet Rencontre : Un espace privilégié d’échanges avec des figures emblématiques du jazz féminin, permettant aux lauréates de partager des expériences et d’apprendre de parcours inspirants.

    Les lauréates participeront à un premier winter camp à Coutances entre les 6 et 9 janvier 2026, puis à un summer camp du 8 au 11 juin 2026 à Sceaux. Comme pour l’édition précédente, WIZZ#2 se conclura par deux concerts de restitution, programmés le 12 juin 2026 dans le cadre du Sceaux Jazz Festival.

    Plus d’infos sur le site de la salle Les Gémeaux : https://www.lesgemeaux.com/spectacles/wizz/

  • AJC rend hommage à Jacques Panisset

    AJC rend hommage à Jacques Panisset

    C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Jacques Panisset. Le choc est profond, tant il aura marqué notre réseau – et bien au-delà.

    Jacques était un grand professionnel du jazz, une figure essentielle de cette musique qu’il a tant défendue. À Grenoble, sa ville de cœur, il a été un acteur incontournable de la vie culturelle, faisant du Grenoble Jazz Festival une référence sur la scène européenne. A l’origine de l’AFIJMA en 1993, accompagnateur de sa transition vers AJC en 2013, il a contribué à structurer notre réseau et à faire vivre les nombreux projets que nous avons menés ensemble. Il a aussi porté cette voix au niveau européen avec un engagement sans faille au sein de l’EJN, où il était surnommé avec affection « le Chevalier ».

    Infatigable passeur, Jacques a œuvré pour les musiques qu’il aimait, qu’il soutenait – et qu’il jouait encore, jusqu’à récemment, avec la même passion.

    Jacques était de ces êtres rares, chaleureux, ouverts, profondément joyeux et dotés d’une grande intelligence. Chacun de nous garde en mémoire un moment partagé avec lui : une anecdote, une conversation, un rire. Des souvenirs souvent joyeux, toujours vrais et intenses, qu’il nous appartient désormais de partager, ou simplement de laisser résonner en nous.

    Nos pensées accompagnent Marie-Odile, sa compagne, ainsi que sa famille, ses proches et ses ami·es de toujours.

    Au nom d’AJC, et de toutes celles et ceux qui l’ont croisé et apprécié, nous lui adressons un immense merci.


    Le réseau AJC

  • Ecotour : cartographier les lieux de diffusion pour construire des tournées éco-responsables

    Ecotour : cartographier les lieux de diffusion pour construire des tournées éco-responsables

    Une cartographie collaborative des lieux de diffusion en France​

    Ecotour est un outil en ligne qui propose une cartographie interactive et collaborative des lieux de diffusion artistique en France, toutes disciplines confondues. Pensée comme une base de données évolutive, la plateforme rassemble théâtres, scènes de musiques actuelles, lieux pluridisciplinaires ou encore espaces indépendants, poursuivant 4 objectifs : 

    • L’optimisation économique des tournées
    • L’amélioration des conditions de travail des équipes artistiques et techniques
    • La réduction de l’impact environnemental du spectacle vivant
    • L’augmentation du nombre de dates

    Construire des tournées cohérentes et moins carbonées

    En entrant un trajet entre deux lieux de diffusion (par exemple entre un concert en Bretagne et un autre en région parisienne), Ecotour permet de visualiser tous les lieux situés sur le parcours, et d’identifier des opportunités de programmation supplémentaires. Cela offre aux artistes et aux équipes la possibilité de densifier les tournées, en sollicitant des salles situées sur la route, et ainsi celle de réduire l’impact carbone lié aux déplacements peu optimisés.

    Un outil adapté aux réalités du spectacle vivant

    Pour les projets jazz comme pour d’autres disciplines du spectacle vivant, Ecotour se révèle particulièrement pertinent : il accompagne les professionnel·les (tourneurs, chargé·es de diffusion, artistes indépendant·es) dans la recherche de dates complémentaires, tout en tenant compte des enjeux environnementaux. Il constitue aussi un levier de dialogue avec les programmateur·rices et les réseaux territoriaux, en favorisant des logiques de mutualisation et de coordination.

    Une démarche collective et évolutive

    Ecotour repose sur une logique collaborative : chacun·e peut enrichir ou corriger la base de données participant ainsi à son développement. Accessible gratuitement, la plateforme a été pensée comme un bien commun au service de la transition écologique du spectacle vivant. Pour chaque date obtenue via la plateforme, une contribution volontaire de 30 euros est attendue.

  • Enquête : observation nationale des parcours d’artistes musiciennes et musiciens

    Enquête : observation nationale des parcours d’artistes musiciennes et musiciens

    iCoop, structure coopérative portée par des fédérations et réseaux, lance une enquête portant sur les parcours d’artistes musiciennes et musiciens, soutenu pour le ministère de la Culture et en partenariat avec Opale et les fédérations et organisation du secteur.

    L’enquête s’adresse à l’ensemble des musiciens peu importe le niveau de pratique, le parcours de l’artiste, le style musical ou format.

    Les buts de l’enquête sont : d’identifier les singularités et spécificités des parcours des musicien·nes, confronter collectivement nos représentations avec les réalités vécues  et contribuer à l’évolution des projets des structures agissant dans le domaine de la musique, ainsi que des politiques publiques.

    La date limite des réponses est fixée à la fin du mois de septembre 2023, nous vous remercions d’avance pour vos participations et/votre relais de l’enquête.

     

  • Hommage à Françoise Dupas

    Hommage à Françoise Dupas

    Ce mercredi 17 novembre, nous avons appris avec une immense tristesse le décès de Françoise Dupas. Elle se battait depuis bientôt deux ans avec acharnement contre la maladie qui a malheureusement et finalement eu raison d’elle…

    Nous tenons à lui rendre hommage pour tout ce qu’elle nous a apporté, ainsi qu’au secteur des musiques actuelles et du jazz pendant toutes ces années.

    En effet, Françoise a d’abord été la première salariée de la naissante Fédurok. Aux côtés de Didier Veillault, président-fondateur, elle a contribué à installer la fédération, en réunissant les salles de concert et cafés-concerts de l’époque, devenus SMAC pour une bonne partie depuis.

    A 30 ans, Françoise a rejoint le Grand Mix en 2001 pour remettre l’équipement sur pied. Elle a alors quitté Nantes pour Tourcoing et a contribué à faire de la salle de concerts ce qu’elle est devenue aujourd’hui : un lieu de référence pour la métropole lilloise et nationalement.

    Comme Françoise en rigolait, elle a ensuite quitté le « grand » pour le « petit », en l’occurrence le Grand Mix pour le Petit Faucheux à Tours en 2008. Elle a parallèlement pris la présidence de la Fédération des Scènes de Jazz et y a insufflé une dynamique jusqu’à ce que celle-ci se regroupe finalement avec les salles de la Fédurok pour créer la FEDELIMA en 2013.

    Elle s’est également fortement impliquée à l’échelle territoriale en présidant le Raoul, ou encore en tant que membre de la Fraca-Ma, réseaux régionaux de musiques actuelles.

    Françoise était aussi très investie au sein du SMA dont elle assurait la vice-présidence depuis 2018. Elle a beaucoup contribué à développer le syndicat, en élargissant sa composition aux différents types de structures qui le composent désormais. Elle a aussi travaillé à ce que la dotation des SMAC par l’État soit revalorisée et cela avec succès.
    Françoise était en outre très impliquée au sein du CNV, puis du CNM, où elle siégeait d’ailleurs encore.

    Françoise était par ailleurs membre de la Fédération AJC ; sa disparition laissera dans le monde du jazz un grand manque tant son investissement était fort et passionné.

    Au-delà de son implication si précieuse dans nos organisations, pour le développement et la reconnaissance de toutes nos musiques, Françoise était une activiste : elle a créé avec son frère Jean-Michel et les jeunes de Saffré le festival du Champ du Rock, elle a été aussi la première présidente de l’association Songo (à l’époque de L’Olympic, avant Stereolux), avant de travailler quelques temps à Olympic SARL, qui est devenue Auguri. Elle a également créé le label Quark avec Edward.

    Françoise va terriblement nous manquer.

    Elle était extrêmement investie, toujours force de proposition, pertinente, déterminée.
    Sans le vouloir particulièrement, elle a servi de modèle, de source d’inspiration pour d’innombrables professionnel·les. Dans ce secteur particulièrement masculin, elle a été un exemple pour de nombreuses femmes désireuses de suivre son parcours.

    Nous avons eu un immense bonheur à travailler avec elle tant elle était humaine, chaleureuse, lumineuse et soucieuse des autres.
    Son implacable investissement au sein de nos structures faisait d’elle l’une des plus ardentes défenseures d’un service public de la culture fort, ouvert et curieux.

    Nous nous attacherons à poursuivre les combats que nous avons commencés avec elle et à les mener à bien.

    Nous adressons à sa famille et à ses proches toutes nos pensées…

    AJC, la FEDELIMA et le SMA

  • Communiqué de presse – Création musicale : une obsolescence programmée ?

    Communiqué de presse – Création musicale : une obsolescence programmée ?

    Face à l’empilement de sujets sensibles autour de la création musicale, Futurs Composés, Grands Formats, Profedim, AJC Jazz et Fevis – Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés signent ensemble un communiqué dénonçant une situation grave, notamment autour des grands axes que sont le Centre National de la Musique, la suppression des émissions de création sur France Musique, le futur centre de ressources issu de la fusion CDMC/MFA/MNL et la réserve de précaution budgétaire.


    Le milieu musical s’alarme des attaques que subit aujourd’hui en France le secteur des musiques de création. Comme le symbolise la raréfaction de la création musicale sur les ondes de Radio France, nous vivons une situation conjoncturelle inédite portant gravement atteinte sur de multiples niveaux à l’ensemble des acteur.trice.s représenté.e.s par les réseaux et les syndicats.

    CENTRE NATIONAL DE LA MUSIQUE

    • Aujourd’hui, le Centre National de la Musique souhaité par l’État se met en marche avec un périmètre et une gouvernance qui restent très imprécis : comment seront représenté.e.s les acteur.trice.s de la création musicale, ainsi que leurs réseaux ?
    • Que recouvrera désormais le terme de « création », utilisé sans aucune indication contextuelle et dont la réalité risque d’être bien éloignée des modalités que nous lui connaissons ?
    • Création et transmission sont aujourd’hui les deux faces d’une même pièce. Sur quel(s) projet(s), quelle vision et quelle expertise reposent les ambitions du CNM en matière d’Éducation artistique et culturelle ? Le sujet représente-t-il davantage qu’une manne opportune liée à l’accroissement du programme 224 dans le Projet de Loi de Finances 2019 ?

    DÉSENGAGEMENT DE RADIO FRANCE

    À la lumière des informations dont nous disposons aujourd’hui, quatre émissions spécifiquement consacrées aux musiques et aux créateurs d’aujourd’hui disparaîtraient de la grille de France Musique à la rentrée prochaine, à savoir :
    • Le Cri du patchwork (mardi, 23h00-0h00),
    • Le Portrait contemporain (mercredi, 23h00-0h00),
    • À l’improviste (jeudi, 23h00-0h00),
    • Tapage nocturne (vendredi, 23h00-0h00),

    Quatre émissions qui seraient remplacées par une seule émission le dimanche.

    Cette raréfaction avec moins de captations, moins de présence à l’antenne, et qui plus est dans l’un des créneaux d’audience les plus pauvres, le dimanche soir ressemble à une stratégie consciente d’invisibilisation et de dévalorisation de la création.

    FRAGILISATION DE LA CRÉATION AU MINISTÈRE DE LA CULTURE

    Tous les indicateurs actuels tendent vers une diminution de la commande publique en direction des musiques de création.

    • La commission « aide à l’écriture d’œuvres originales » (ex-commandes d’Etat) ne dispose plus actuellement d’aucun cadre juridique et le personnel consacré à cette procédure n’est pas maintenu. L’une des options envisagées serait de confier cette dotation à un organisme extérieur. Nous nous alarmons d’un tel projet dont la finalité indiquerait un mouvement d’« agenciarisation » de l’action de l’Etat.
    • Nous nous inquiétons également sur les modalités de mise en place d’un nouveau centre de ressource issu de la fusion CDMC/MFA/MNL. Ce projet a donné lieu à une longue consultation des acteurs en 2018, à laquelle nous avons contribué. À ce jour, nos propositions n’ont fait l’objet d’aucune réponse. De plus, l’avis de recrutement d’un.e directeur.trice de cette structure mentionne une mission concernant uniquement la musique contemporaine, alors que désormais tous les acteurs défendent la notion de création musicale « élargie ». Enfin, dans ce même avis, la description de la structure dénote une absence totale de contenus et d’objectifs du nouveau projet.

    DÉGEL DE LA RÉSERVE DE PRÉCAUTION BUDGÉTAIRE

    Dans un contexte budgétaire difficile, la totale levée du gel de précaution budgétaire 2019 constitue la condition sine qua non de nombreux acteur.trice.s de la création musicale pour mener à bien leurs projets.

    Devant un tel empilement de sujets sensibles, nous dénonçons une situation extrêmement grave et redoutons un désastre annoncé pour la création musicale.

    Contacts presse
    06 37 57 19 59
    contact@futurscomposes.com