Catégorie : Politique

  • CommuniquĂ© – Festivals de musiques actuelles : La ministre de la Culture apporte de premiĂšres rĂ©ponses


    CommuniquĂ© – Festivals de musiques actuelles : La ministre de la Culture apporte de premiĂšres rĂ©ponses


    Le 19 février 2021

    – CommuniquĂ© de presse –
    Festivals de musiques actuelles :
    La ministre de la Culture apporte de premiÚres réponses ;
    Pour prendre leurs décisions, les professionnel·le·s attendent encore des précisions du Gouvernement

     

    Le 18 fĂ©vrier, la ministre de la Culture, fidĂšle Ă  l’engagement pris le 29 janvier, nous recevait Ă  nouveau pour aborder le sujet des festivals. Lors du premier rendez-vous, nous avions alertĂ© Madame la ministre sur la position intenable de festivals en attente de rĂ©ponses qui conditionnaient la tenue de leur Ă©dition 2021.

    La ministre de la Culture, Ă  l’occasion de ce deuxiĂšme Ă©change, nous a apportĂ© un certain nombre d’élĂ©ments de rĂ©ponses.

    Nous savons dĂ©sormais que, Ă  ce jour, l’ensemble des festivals seront limitĂ©s Ă  5 000 spectateur·trice·s, en salle comme en plein air, sur un mĂȘme site, en un mĂȘme temps, et devront se tenir en configuration assise en respectant un protocole de distanciation.

    Roselyne Bachelot s’est aussi engagĂ©e Ă  un rendez-vous mensuel de concertation avec les festivals, sous ce mĂȘme format, pour adapter ce cadre en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

    Enfin, annonce a Ă©tĂ© faite de la crĂ©ation d’une enveloppe de 30 millions d’euros afin de concourir Ă  la mise en place de formats alternatifs en 2021, cela pour l’ensemble des esthĂ©tiques (musique, théùtre, danse, etc.), ainsi que d’un fonds de 15 millions d’euros dĂ©diĂ© Ă  la captation de spectacles, toutes disciplines confondues.

    Si l’obtention d’un cadre rĂ©pond bien Ă  la demande des festivals, il semble, en l’état, difficile de considĂ©rer que l’ensemble de nos manifestations puissent s’en satisfaire. De nombreuses esthĂ©tiques musicales (Ă©lectro, hip-hop, mĂ©tal, rock, etc.) sont incompatibles avec la configuration assise et cette annonce menace leur tenue.

    De plus, afin de prendre les dĂ©cisions qui nous incombent dans les plus brefs dĂ©lais, sans risquer de mettre en danger nos entreprises dĂ©jĂ  trĂšs fragilisĂ©es, nous avons besoin d’obtenir davantage de rĂ©ponses :

    À partir de quelle Ă©chĂ©ance la tenue des festivals, dans ces formats rĂ©duits, sera-t-elle effectivement possible ?
    Les premiers festivals de la saison sont planifiĂ©s ces toutes prochaines semaines et attendent de savoir s’ils peuvent envisager un maintien, qui, manifestement, dĂ©pend de la rĂ©ouverture de l’ensemble des lieux culturels.

    Quels seront les protocoles d’accueil du public ?
    Nous attendons tout particuliĂšrement la validation de l’autorisation Ă  servir des consommations et des repas aux festivalier·Úre·s, condition indispensable Ă  l’accueil de nos publics dans de bonnes conditions. Cette rĂ©ponse est cruciale tant d’un point de vue Ă©conomique qu’en termes de convivialitĂ©. La question de la non-distanciation entre festivalier·Úre·s, essentielle dans les projections d’organisation, devra aussi ĂȘtre clarifiĂ©e.

    Enfin, comment les organisations seront-elles accompagnées financiÚrement pour se plier à ces nouvelles contraintes ?
    Les festivals, qui, par leur configuration ou leurs esthĂ©tiques musicales, se retrouveraient dans l’obligation d’annuler, pourront-ils compter tout au long de l’annĂ©e 2021 sur les dispositifs d’aide transversaux, tels que l’activitĂ© partielle ou le fonds de solidaritĂ© ? L’enveloppe de 30 millions d’euros annoncĂ©e sera nettement insuffisante au regard des 6 000 festivals français, toutes disciplines confondues.

    Nous attendons donc des réponses claires à ces questions et une prise de parole du Gouvernement qui devra ainsi préciser son intention de voir se dérouler des festivals en 2021.

    Nous maintenons notre confiance dans le Gouvernement pour trouver rapidement des solutions pour permettre Ă  des Ă©vĂ©nements debout, mĂȘme en jauge rĂ©duite, de se dĂ©rouler comme c’est par exemple le cas aux Pays-Bas dĂšs cet Ă©tĂ©.

    À l’heure actuelle et dans les conditions annoncĂ©es par Madame la ministre, nous ne pouvons dire que des festivals se tiendront cet Ă©tĂ© car, pour une majeure partie de nos publics, de nos artistes et de nos Ă©quipes, un Ă©vĂ©nement assis rĂ©unissant 5 000 personnes maximum, peut-ĂȘtre sans accĂšs au bar ou Ă  la restauration, ne peut ĂȘtre appelĂ© « festival ».

    La saison des festivals 2021 sera donc sans aucun doute une saison alternative, avant un attendu retour à la normale dùs la fin 2021


     

    Contacts presse :

    AJC – Antoine Bos – antoinebos@ajc-jazz.eu – 06 76 82 90 03
    De Concert ! – Mohamed Bahnas – contact@deconcert.org – 06 12 75 99 32
    Technopol – Tommy Vaudecrane – tommy@technopol.net – 06 16 29 35 97
    SMA – AurĂ©lie Hannedouche – dg@sma-syndicat.org – 06 99 10 75 75

  • [LETTRE OUVERTE] Les festivals, acteurs incontournables de la culture en France, et pourtant


    [LETTRE OUVERTE] Les festivals, acteurs incontournables de la culture en France, et pourtant


    Lettre ouverte 

    Paris, le 12 juin 2020 

     

    Monsieur le Président de la République, 

    Monsieur le Premier Ministre, 

    Monsieur le ministre de la Culture, 

    Mesdames les Députées, Messieurs les Députés, 

    Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs, 

    Mesdames les PrĂ©sidentes, Messieurs les PrĂ©sidents d’associations d’élus, 

    On dit souvent que la France est une terre de festivals. Symboles de la rĂ©ussite de la dĂ©centralisation culturelle, de la collaboration entre l’État et les collectivitĂ©s territoriales qui fut fructueuse pendant des dĂ©cennies, les festivals reprĂ©sentent aujourd’hui l’instrument de coopĂ©ration et d’irrigation culturelles le plus adaptĂ© Ă  la diversitĂ© des territoires, l’un de ceux qui a façonnĂ© le paysage culturel français tel que nous le connaissons. 

    La pĂ©riode que nous traversons met en lumiĂšre le rĂŽle incontournable des festivals dans le dĂ©veloppement territorial, mais aussi artistique et culturel de notre pays, et en mĂȘme temps leur grande vulnĂ©rabilitĂ©. Ce double constat pousse ses acteurs Ă  revendiquer une place Ă  part entiĂšre dans les politiques publiques de la culture. 

    Premiers diffuseurs de culture en France, prĂ©sents au plus prĂšs des populations, les festivals contribuent activement Ă  l’objectif d’équitĂ© territoriale cher au ministĂšre de la Culture. 

    Leviers puissants de dĂ©veloppement territorial, Ă©conomique et stratĂ©gique, ils participent surtout Ă  la crĂ©ation, Ă  la diffusion des oeuvres auprĂšs de nouveaux publics et Ă  la vivacitĂ© des territoires toute l’annĂ©e, Ă  travers des projets d’éducation artistique et culturelle. Dans une approche complĂ©mentaire des salles de spectacle, ils jouent un rĂŽle majeur dans la cohĂ©sion sociale et l’épanouissement d’une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique ouverte Ă  toutes et tous, raison d’ĂȘtre de notre RĂ©publique. 

    Cependant Ă  l’heure oĂč nous vous Ă©crivons, les festivals ne sont toujours pas considĂ©rĂ©s et reconnus par l’État Ă  la hauteur des enjeux qu’ils reprĂ©sentent dans le paysage culturel national, dans leurs missions de service public et d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Ils n’ont fait l’objet d’aucune politique spĂ©cifique d’accompagnement de la part du ministĂšre de la Culture. Qui plus est, depuis 2003, ils sont mĂȘme sortis de la DNO – directive nationale d’orientation – du ministĂšre de la Culture et le nombre de festivals soutenus par celui-ci n’a ainsi cessĂ© de diminuer. 

    Pourtant dĂšs 2015, les conclusions du rapport de Pierre Cohen sur les festivals prĂ©conisaient la mise en place d’une politique de l’État articulĂ©e, dans chaque rĂ©gion, aux politiques des collectivitĂ©s locales. 

    Ensuite, la « Mission festivals », mise en oeuvre par Françoise Nyssen et confiĂ©e en fĂ©vrier 2018 Ă  Serge Kancel, a Ă©tĂ© subitement mise en sommeil sans aucune explication. Ce silence soudain fait pourtant suite Ă  un dialogue fructueux entre nos organisations et les services de l’État qui a permis la rĂ©daction d’une « Charte des festivals » dans la perspective d’une circulaire spĂ©cifique Ă  destination des DRAC. 

    MalgrĂ© la mise en place d’une cellule d’accompagnement des festivals par la DGCA qui a oeuvrĂ© au mieux dans la mesure de ses faibles moyens, la crise sanitaire a renforcĂ© ce sentiment d’abandon de la part de l’État, au moment mĂȘme oĂč les Ă©lus des territoires concernĂ©s, concentraient leur attention sur la catastrophe d’une possible disparition de l’offre festivaliĂšre. Ce sentiment s’en trouve d’autant plus accentuĂ© que le Fonds festivals, annoncĂ© par le PrĂ©sident de la RĂ©publique et par le ministre de la Culture le 6 mai, a tout simplement disparu de l’actuel plan de soutien Ă  la culture du 3e Projet de Loi de Finances Rectificative prĂ©sentĂ© en Conseil des ministres ce 10 juin. 

    France Festivals et les cosignataires de cette lettre ouverte sont convaincus qu’à la veille des Ă©chĂ©ances Ă©lectorales municipales, puis dĂ©partementales et rĂ©gionales, l’expression d’un engagement fort au sommet de l’État et des collectivitĂ©s territoriales envers les festivals, Ă  la croisĂ©e des enjeux nationaux et territoriaux, enrichira la politique culturelle de notre pays vers une meilleure prise en compte de la diversitĂ© des publics et des personnes sur l’ensemble du territoire. 

    Dans un contexte oĂč les questions sociĂ©tales sont bousculĂ©es en profondeur, nous avons besoin de reconstruire ensemble une politique culturelle ambitieuse pour tout l’écosystĂšme du spectacle vivant, qui reconnaĂźt l’importance de nos festivals dans le maillage territorial national, aux cĂŽtĂ©s des autres acteurs. 

    Il est devenu primordial de lancer une large concertation au sujet de l’avenir des festivals. Ce dialogue constructif et nĂ©cessaire peut s’engager rapidement par la rĂ©activation de la « Mission festivals » au sein du ministĂšre de la Culture et par sa dotation des moyens nĂ©cessaires pour devenir un vĂ©ritable outil de rĂ©flexion, de partage et concertation avec les collectivitĂ©s territoriales et organisations professionnelles. À l’heure oĂč se dessine un nouvel acte de la dĂ©centralisation et de la dĂ©concentration, la mise en commun de nos expertises et la prise en compte de nos spĂ©cificitĂ©s, qui dressent une carte unique de la diversitĂ© culturelle de notre pays, sont indispensables dans l’élaboration d’un plan culturel qui participera Ă  la revitalisation de notre sociĂ©tĂ© et Ă  son rĂ©enchantement. 

    Dans cette perspective, nous sollicitons un rendez-vous dans les meilleurs délais. 

    Dans cette attente, et restant Ă  votre disposition, veuillez agrĂ©er, Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le ministre de la Culture, Mesdames les DĂ©putĂ©es, Messieurs les DĂ©putĂ©s, Mesdames les SĂ©natrices, Messieurs les SĂ©nateurs, Mesdames les PrĂ©sidentes, Messieurs les PrĂ©sidents d’associations d’élus, l’expression de nos salutations respectueuses. 

    SIGNATAIRES

    • AJC JAZZ – Association JazzĂ© Croisé 
      Contact : Antoine Bos – antoinebos@ajc-jazz.eu
    •  
    • FEDELIMA – FĂ©dĂ©ration de lieux de musiques actuelles 
      Contact : StĂ©phanie Thomas – stephanie.thomas@fedelima.org
    •  
    • FFCF – FĂ©dĂ©ration des Festivals de Chanson Francophone 
      Contact : Laurence DespeyriĂšres – laurence@chantappart.fr
    •  
    • FRANCE FESTIVALS – FĂ©dĂ©ration des festivals de musique et du spectacle vivant 
      Contact : Alexandra Bobes – a.bobes@francefestivals.com
    •  
    • FUTURS COMPOSÉS – RĂ©seau national de la crĂ©ation musicale 
      Contact : Martine Duverger – martine.duverger@futurscomposes.com
    •  
    • REMA – RĂ©seau EuropĂ©en de Musique Ancienne 
      Contact : Helena de Winter – helena.dewinter@rema-eemn.net
    •  
    • SCC – Syndicat des Cirques et Compagnies de CrĂ©ation 
      Contact : Yannis Jean – delegue-general@syndicat-scc.org
    •  
    • SMA – Syndicat des Musiques Actuelles 
      Contact : AurĂ©lie Hannedouche – dg@sma-syndicat.org
    •  
    • THEMAA – Association Nationale des Théùtres de Marionnettes et des Arts associĂ©s 
      Contact : Claire Duchez – claire@themaa-marionnettes.com
    •  
    • UFISC – Union FĂ©dĂ©rale d’Intervention des Structures Culturelles 
      Contact : Patricia Coler – ufisc.coordination@gmail.com
    •  
    • USEP-SV – Union Syndicale des Entreprises du secteur Public du Spectacle Vivant 

    LES FORCES MUSICALES 
    Contact : SĂ©bastien Justine – s.justine@lesforcesmusicales.org

    PROFEDIM – Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs IndĂ©pendants de Musique 
    Contact : AurĂ©lie Foucher – aurelie.foucher@profedim.org

    SNSP – Syndicat National des ScĂšnes Publiques 
    Contact : Marianne Charpy – m.charpy@snsp.fr

    SYNDEAC – Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles 
    Contact : Vincent Moisselin – v.moisselin@syndeac.org 

    • ZONE FRANCHE – RĂ©seau des musiques du monde 
      Contact : Pierre-Henri Frapat – direction@zonefranche.com 
  • COMMUNIQUÉ – Les effets de la crise sur le monde du jazz et des musiques improvisĂ©es

    COMMUNIQUÉ – Les effets de la crise sur le monde du jazz et des musiques improvisĂ©es

    Face à la situation de crise que nous traversons, les fédérations et les réseaux professionnels du jazz et des musiques improvisées ont souhaité mettre en lumiÚre les premiers effets de la crise sur leur secteur, riche de son histoire et de ses nombreux développements actuels mais reposant sur des modÚles économiques fragiles et réguliÚrement remis en question.

    AJC – le rĂ©seau des diffuseurs de jazz, Grands Formats – fĂ©dĂ©ration d’artistes et Les AllumĂ©s du Jazz – la fĂ©dĂ©ration des labels indĂ©pendants ont ainsi mis en commun leurs enquĂȘtes respectives rĂ©alisĂ©es entre avril et mai et ayant permis le recueil des donnĂ©es de 164 entitĂ©s soit 63 Ă©quipes artistiques, 51 structures de diffusion et 50 labels indĂ©pendants.

    Ces donnĂ©es non exhaustives montrent dĂ©jĂ  l’ampleur de la crise :

    ‱ Plus de 2 200 reprĂ©sentations (incluant les concerts de prĂ©sentation de disques), ont Ă©tĂ© annulĂ©es,

    ‱ Plus de 50 festivals annulĂ©s ainsi que plus de 30 lieux et de nombreux studios d’enregistrement Ă  l’arrĂȘt et avec eux toute l’activitĂ© gĂ©nĂ©rĂ©e sur les territoires au cƓur desquels ils sont implantĂ©s,

    ‱ Plus de 70 sorties de disques annulĂ©es, soit 78 % des sorties prĂ©vues,

    ‱ Plus de 8 Millions de recettes perdues et prĂšs de 3 Millions de frais avancĂ©s qui impactent gravement les budgets des structures que nous reprĂ©sentons.

    Chacune de nos structures publiera des donnĂ©es dĂ©taillĂ©es dans les prochains jours soulignant l’impact de cette crise sur les diffĂ©rents mĂ©tiers qui composent le monde du jazz et des musiques improvisĂ©es.

    Ces chiffres tĂ©moignent d’une situation prĂ©occupante, voire alarmante pour nombre d’acteur·trice·s qui font donc face Ă  des pertes consĂ©quentes mais aussi au dĂ©sengagement d’un certain nombre de partenaires, ce qui pourrait accĂ©lĂ©rer leur disparition. Le fait que de nombreux artistes et que certains diffuseurs soient Ă©galement producteur·trice·s de disques ne fait qu’aggraver cette situation. Notre inquiĂ©tude est amplifiĂ©e par les annonces qui s’enchaĂźnent maladroitement et se contredisent[1], et par les nombreuses inconnues qui demeurent encore, qu’il s’agisse du dĂ©tail des mesures de soutien aux intermittent·e·s ou des conditions de la reprise.

    Il est aujourd’hui acquis que cette crise s’inscrira dans la durĂ©e et pour ceux qui auront rĂ©ussi Ă  passer 2020, l’annĂ©e prochaine s’annonce en plus parsemĂ©e d’embĂ»ches : baisses de dotations dĂ©jĂ  annoncĂ©es, cadre sanitaire contraignant, dĂ©calages dans les programmations entraĂźnant l’annulation de dates prĂ©vues ou d’options fortes, embouteillage de sorties d’albums, inadĂ©quation de certaines des aides mises en place aux rĂ©alitĂ©s de notre secteur, etc.

    AprĂšs plusieurs semaines de confinement, la situation sanitaire semble s’amĂ©liorer et une reprise s’amorce peu Ă  peu. Les musicien·ne·s, les lieux et les festivals, les producteur·trice·s phonographiques n’attendent que de reprendre leur activitĂ©, nourris par cette envie furieuse de renouer avec la crĂ©ation, l’écriture, la scĂšne, les publics, l’enregistrement… Et si nos musiques portent en elles les chemins de l’expĂ©rimentation et de l’innovation que le secteur culturel devra emprunter lors de cette reprise, l’innovation tant attendue ne pourra pas se faire Ă  n’importe quel prix et dans n’importe quelles conditions. Elle ne pourra notamment pas se faire au dĂ©triment des artistes et de leurs conditions de travail, de la diversitĂ© artistique et des principes qui font la force et la singularitĂ© du spectacle vivant et de la production discographique indĂ©pendante.

    Aussi, ce travail ne pourra ĂȘtre menĂ© Ă  bien sans le concours de tous, du MinistĂšre de la Culture au Centre National de la Musique, des collectivitĂ©s territoriales aux sociĂ©tĂ©s civiles en passant par nos rĂ©seaux qui concentrent idĂ©es et utopies Ă  partager pour demain. Nos musiques, nos modĂšles, nos rĂ©alitĂ©s et la multitude d’acteur·trice·s que nous reprĂ©sentons et qui participent au rayonnement culturel et Ă©conomique français, ne pourront ĂȘtre laissĂ©s pour compte et devront donc ĂȘtre entendus et soutenus.

    Nous y veillerons.

    AJC
    Grands Formats
    Les Allumés du Jazz

    CONTACTS

    AJC – rĂ©seau des diffuseurs de jazz
    Antoine Bos, délégué général
    / antoinebos@ajc-jazz.eu – 06 76 82 90 03

    Grands Formats – fĂ©dĂ©ration d’artistes pour la musique en grande formation
    Aude Chandoné, déléguée générale
    / aude@grandsformats.com – 06 12 99 47 65

    Les AllumĂ©s du Jazz – fĂ©dĂ©ration des labels indĂ©pendants
    Anne-Marie Parein, coordination générale 
    / administration@lesallumesdujazz.com – 06 95 14 98 24

    QUI SOMMES-NOUS ?

    AJC
    NĂ© en 1993, AJC est un collectif de 83 diffuseurs français et europĂ©ens (festivals, clubs, scĂšnes labellisĂ©es
) dĂ©fendant une programmation rĂ©flĂ©chie, construite sur une idĂ©e militante et progressiste du jazz et des musiques improvisĂ©es.

    GRANDS FORMATS
    Grands Formats est une fĂ©dĂ©ration d’artistes qui rĂ©unit 90 grands ensembles et collectifs de jazz et de musiques improvisĂ©es pour dĂ©fendre l’existence et la pĂ©rennitĂ© de la musique en grande formation et permettre aux publics de vivre une expĂ©rience musicale hors-norme.

    LES ALLUMÉS DU JAZZ
    Née en 1995, cette fédération regroupe 70 labels portés par des producteurs indépendants, des musiciens, des collectifs de musiciens, des scÚnes, des studios, proches du jazz et des musiques improvisées.

    Cette diversitĂ© est mise Ă  profit pour travailler et agir sur les problĂ©matiques liĂ©es Ă  la musique enregistrĂ©e, notamment par le biais de la publication d’un journal et de revues thĂ©matiques et d’évĂ©nements ponctuels.

  • COMMUNIQUÉ – Est-ce trop demander que de la cohĂ©rence, Monsieur le PrĂ©sident, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre ?

    COMMUNIQUÉ – Est-ce trop demander que de la cohĂ©rence, Monsieur le PrĂ©sident, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre ?

    Est-ce trop demander que de la cohérence, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre ?

    Depuis les premiĂšres restrictions d’activitĂ© des salles de spectacle, le 9 mars, les annonces prĂ©sidentielles et gouvernementales concernant les activitĂ©s artistiques et culturelles s’enchaĂźnent de maniĂšre erratique.

    Comment peut-on affirmer le 16 avril que de « petits festivals » pourraient se tenir à partir du 11 mai, comme si ces milliers d’évĂ©nements Ă©taient en mesure de s’adapter d’un jour Ă  l’autre Ă  de nouvelles conditions d’accueil, alors qu’aujourd’hui la quasi-totalitĂ© des festivals d’étĂ© est annulĂ©e et que les festivals d’automne n’ont Ă  ce jour aucune visibilitĂ© quant aux conditions de leur tenue ?

    Comment peut-on annoncer le 15 mai que la FĂȘte de la musique aura bien lieu, que les parcs Ă  thĂšmes et les lieux de cultes rouvrent, alors que l’ensemble de nos Ă©tablissements sont fermĂ©s au public, qu’aucun atelier de pratiques artistiques de proximitĂ© n’est autorisĂ©, qu’aucune Ă©quipe artistique n’a pu rĂ©ellement reprendre son activitĂ©, et que la plupart des salles de spectacle ou de concert n’envisagent aucune reprise possible de la diffusion avant janvier 2021 ?

    Comment peut-on interdire les Ă©vĂ©nements de plus de 5.000 personnes jusqu’au 1er septembre, les regroupements de plus de 10 personnes jusqu’au 2 juin, sans limitations intermĂ©diaires Ă  venir, et rouvrir le Puy du Fou ?

    Comment peut-on faire de telles annonces alors qu’elles sont en totale contradiction avec les protocoles sanitaires promus par le ministĂšre de la Culture pour l’ensemble des pratiques artistiques et culturelles, pour la tenue des festivals et la rĂ©ouverture des lieux au public ?

    Comment peut-on ĂȘtre autant dĂ©connectĂ© de nos rĂ©alitĂ©s professionnelles, de nos calendriers, de nos outils de travail ?

    Comment peut-on annoncer le 6 mai des mesures pour la culture (prolongation des droits pour les intermittents du spectacle, commandes publiques massives pour les crĂ©ateurs…) et n’en n’avoir, trois semaines aprĂšs, aucune traduction concrĂšte ?

    Comment peut-on « refonder une ambition culturelle pour la France » en « libĂ©rant les Ă©nergies crĂ©atrices et en donnant aux artistes confiance et visibilitĂ© » sans qu’aucune mesure sĂ©rieuse de politique publique ne soit prise ?

    Comment peut-on annoncer pour le secteur culturel 50 millions d’euros par-ci, 5 millions par-lĂ , alors que le tourisme, fortement dĂ©pendant de nos activitĂ©s, se voit proposer une enveloppe de 18 milliards ?

    Comment peut-on si peu connaĂźtre les domaines de la culture qui sont faits de professionnels, organisĂ©s et structurĂ©s ? Comment peut-on nous traiter comme des amuseurs publics, des histrions Ă©gocentriques vivant par et pour leur passion, alors que nos activitĂ©s ont un poids Ă©conomique direct de 47,5 milliards d’euros, soit 2,2 % de l’économie française et 2,4 % de sa population active ?

    Comment peut-on tenir aussi peu compte des arts et de la culture, quand ils s’appuient sur les droits humains fondamentaux et revendiquent l’émancipation des personnes et de le dĂ©veloppement de leurs capacitĂ©s ? Comment peut-on privilĂ©gier la rentabilitĂ© Ă©conomique et les seules industries au dĂ©triment de la multiplicitĂ© de forces citoyennes au service de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ?

    Vos annonces distillées au compte-goutte, contradictoires et incohérentes épuisent les acteurs, ajoutent de la confusion à la situation, de la désespérance à la fragilisation.

    Souhaitez-vous vraiment que le monde des arts et de la culture sorte de cette crise ? Alors, faites-le avec nous, pas contre nous !

    Communiqué du 26 mai 2020
    Plus d’informations : UFISC – coordination@ufisc.org

    LES SIGNATAIRES :

    • ACTES IF – RĂ©seau solidaire de lieux culturels franciliens
    • AJC – Association JazzĂ© CroisĂ©
    • CITI – Centre International pour les Théùtres ItinĂ©rants
    • FAMDT – FĂ©dĂ©ration des acteurs et Actrices de Musiques et Danses Traditionnelles
    • FEDELIMA – FĂ©dĂ©ration de lieux de musiques actuelles
    • FERAROCK – FĂ©dĂ©ration des Radios Associatives Musiques actuelles
    • La FĂ©dĂ©ration de l’Art Urbain
    • FNAR – FĂ©dĂ©ration nationale des arts de la rue
    • FNEIJMA – FĂ©dĂ©ration Nationale des Ecoles d’Influence Jazz et Musiques actuelles
    • France Festivals – FĂ©dĂ©ration des festivals de musique et du spectacle vivant
    • FRACA-MA – PĂŽle rĂ©gion Centre-Val de Loire musiques actuelles
    • GRAND BUREAU – RĂ©seau musiques actuelles Auvergne-RhĂŽne-Alpes
    • OCTOPUS – FĂ©dĂ©ration des Musiques Actuelles en Occitanie
    • OPALE – Organisation pour Projets Alternatifs d’Entreprise
    • PAM – PĂŽle de coopĂ©ration des Acteurs de la filiĂšre Musicale en RĂ©gion Sud
    • Le PĂŽle – PĂŽle de coopĂ©ration des acteurs pour les musiques actuelles en Pays de la Loire
    • RIF – RĂ©seau des Musiques Actuelles en Ile-de-France
    • RIM – RĂ©seau des indĂ©pendants de la musique
    • Le RĂ©seau Musiques Actuelles Grand Est
    • SCC – Syndicat des Compagnies et Cirque de CrĂ©ation
    • SMA – Syndicat des Musiques Actuelles
    • SYNAVI – Syndicat national des arts vivants
    • THEMAA – Association Nationale des Théùtres de Marionnettes et des Arts associĂ©s
    • UFISC – Union FĂ©dĂ©rale d’Intervention des Structures Culturelles
    • ZONE FRANCHE – RĂ©seau des musiques du monde
  • CommuniquĂ© de presse relatif Ă  la situation de la Spedidam

    Communiqué de presse relatif à la situation de la Spedidam

    Par un communiquĂ© en date du 20 mars, la SPEDIDAM informe les bĂ©nĂ©ficiaires des aides qu’elle attribue au titre de l’Action culturelle d’une suspension de l’ensemble des commissions d’agrĂ©ment et de toutes les demandes actuelles momentanĂ©ment. La SPEDIDAM justifie cette dĂ©cision par la crise sanitaire et l’arrĂȘt brutal de l’activitĂ© artistique qui la prive d’une partie des ressources issues de la copie privĂ©e et des irrĂ©partissables juridiques pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e.

    Dans le mĂȘme mouvement, le communiquĂ© annonce une contribution de 500.000 € au fond d’urgence du Centre National de la Musique, un montant identique aux contributions de l’ADAMI et de la SACEM.

    Les mesures d’urgence, pour nĂ©cessaires qu’elles soient, ne peuvent pas se substituer aux aides habituellement attribuĂ©es aux opĂ©rateurs. Cela n’est pas acceptable moralement ni Ă©conomiquement : une telle mesure va non seulement compromettre les conditions d’une relance du secteur dans son ensemble et fragiliser substantiellement les activitĂ©s prĂ©vues Ă  moyen terme comme par exemple les festivals d’Ă©tĂ© dont l’Ă©quilibre financier sera compromis et en incapacitĂ© de contribuer Ă  la reprise de l’activitĂ© culturelle tant espĂ©rĂ©e.

    Nous demandons Ă  la SPEDIDAM de clarifier sa dĂ©cision et d’annoncer un nouveau calendrier des commissions et des aides de l’action culturelle sous peine de contribuer Ă  ce que les interprĂštes et les Ă©quipes artistiques soient en premiĂšre ligne des victimes collatĂ©rales de cette crise sanitaire et sociale.



    Contacts presse :

    ACNCM, Association des Centres Nationaux de Création Musicale : Christian Sébille, président : christian.sebille(at)gmem.org

    AJC, le réseau des diffuseurs de jazz : Antoine Bos, délégué général : antoinebos(at)ajc-jazz.eu

    FEVIS, Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés : Louis Presset, délégué général : louis.presset(at)fevis.com

    Futurs Composés, le réseau national de la création musicale : Martine Duverger, déléguée générale : martine.duverger(at)futurscomposes.com

    France Festivals, fédération des festivals de musique et du spectacle vivant : Alexandra Bobes, directrice : a.bobes(at)francefestivals.com

    REMA, Réseau Européen de Musique Ancienne : Helena De Winter, déléguée générale : helena.dewinter(at)rema-eemn.net

    PROFEDIM, syndicat professionnel des producteurs, festivals, ensembles et diffuseurs indépendants de musique : Aurélie Foucher, déléguée générale : aurelie.foucher(at)profedim.org


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  • Pour une reprĂ©sentation au Conseil professionnel du CNM

    Pour une représentation au Conseil professionnel du CNM

    AJC, la FEVIS, France Festivals,
    Futurs Composés et Grands Formats demandent ensemble une représentation au Conseil professionnel du CNM

    Nos fĂ©dĂ©rations et rĂ©seaux nationaux rĂ©unissent plus de 700 membres reprĂ©sentant Ă  la fois une grande diversitĂ© d’acteur·rice·s et de mĂ©tiers (artistes, ensembles et collectifs, festivals, lieux de crĂ©ation et de diffusion, producteur·rice·s, labels
) et un large champ musical couvrant les musiques de patrimoine et de crĂ©ation, le jazz, les musiques improvisĂ©es et les musiques actuelles.

    RĂ©unies autour de valeurs communes, nos cinq organisations ont dĂ©veloppĂ© une habitude de travail collectif et Ă©laborent des rĂ©flexions en commun. Agissant en complĂ©mentaritĂ© des organisations syndicales, leurs expertises sont issues de la relation spĂ©cifique qu’elles nouent avec leurs membres et s’appuient sur une connaissance fine de leur Ă©cosystĂšme.

    Nous portons de nombreux objectifs communs à nos mĂ©tiers et esthĂ©tiques : l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, la dĂ©fense et la promotion de la libertĂ© de crĂ©ation, le souci de la transmission, le choix de la coopĂ©ration, l’attention portĂ©e aux questions d’égalitĂ©, de diversitĂ© et de paritĂ© ainsi qu’aux problĂ©matiques territoriales.

    Au service de ces valeurs, nous mettons en place de nombreuses actions qui s’articulent autour de thĂ©matiques partagĂ©es :

    • L’observation (Ă©tudes sectorielles, reprĂ©sentation femmes/hommes, santĂ© des musicien·ne·s, l’empreinte territoriale et sociale des festivals
)
    • La promotion de la circulation des artistes et des Ɠuvres (New Deal, Bien Entendu !, Ffab Nomad, RentrĂ©e Grands Formats
)
    • Le soutien Ă  l’émergence et Ă  l’insertion professionnelle (Jazz Migration, Les RDV de la crĂ©ation, compagnonnage, la PĂ©piniĂšre des festivals
)
    • Le dĂ©veloppement des Ă©changes internationaux (rĂ©seaux de grands ensembles europĂ©ens, programmes d’échanges AJC, acadĂ©mies et projets avec Pearle* et EFA, Focus New Music)
    • La mise en place de dĂ©bats, de confĂ©rences et de laboratoires d’idĂ©es (Rencontres AJC, New Deal, Accord Majeur, Rencontres France Festivals
)

    Notre engagement au service de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et notre expertise collective nous ont conduits Ă  nous impliquer activement dans la co-construction du CNM depuis 2011. Ayant ainsi travaillĂ© avec les architectes de cette « maison commune », nous pensons aujourd’hui pouvoir lui apporter notre expertise, notre diversitĂ© et nos compĂ©tences et participer activement notamment Ă  la dĂ©finition de ses modes d’action et de ses dispositifs.

    Alors que le Conseil d’administration du CNM a Ă©tĂ© intĂ©gralement pourvu, c’est le Conseil professionnel qui aura la charge de rassembler et ressembler Ă  la diversitĂ© des acteur·rice·s qui composent le champ musical en France. Par ce communiquĂ©, nous demandons une reprĂ©sentation de notre union en son sein. Comme cela est dĂ©taillĂ© prĂ©cĂ©demment, nos rĂ©seaux sont pluriels ; ils rĂ©unissent aussi bien des artistes que des structures du spectacle vivant. Nous sommes donc lĂ©gitimes Ă  ĂȘtre prĂ©sent·e·s aussi bien parmi les reprĂ©sentant·e·s d’organisations intervenant dans les domaines de l’écriture, la composition et l’interprĂ©tation que parmi les reprĂ©sentant·e·s d’organisations intervenant dans le domaine du spectacle vivant musical et de variĂ©tĂ©s.

    Coordination Musique

    Paul Fournier – prĂ©sident de France Festivals

    Raoul Lay – prĂ©sident de Futurs ComposĂ©s

    Philippe Ochem – prĂ©sident d’AJC

    FrĂ©dĂ©ric Pallem – prĂ©sident de Grands Formats

    Jacques Toubon – prĂ©sident de la FEVIS

    CONTACTS

    ‱ AJC, le rĂ©seau des diffuseurs de jazz

    Antoine Bos, délégué général / antoinebos@ajc-jazz.eu

    • ‱ FEVIS, FĂ©dĂ©ration des Ensembles Vocaux et Instrumentaux SpĂ©cialisĂ©s

    Louis Presset, délégué général / louis.presset@fevis.com

    • ‱ Futurs ComposĂ©s, le rĂ©seau national de la crĂ©ation musicale

    Martine Duverger, déléguée générale / martine.duverger@futurscomposes.com

    • ‱ France Festivals, fĂ©dĂ©ration des festivals de musique et du spectacle vivant

    Alexandra Bobes, directrice / a.bobes@francefestivals.com

    • ‱ Grands Formats, fĂ©dĂ©ration d’artistes pour la musique en grande formation

    Aude Chandoné, déléguée générale / aude@grandsformats.com

  • CommuniquĂ© de presse inter-organisations

    Communiqué de presse inter-organisations

    Voici le communiquĂ© de presse relatif Ă  la remise rĂ©cente du rapport sur le projet de Centre National de la Musique,  signĂ© par 21 fĂ©dĂ©rations, rĂ©seaux, regroupements nationaux et rĂ©gionaux et intitulĂ© «  Projet de Centre National de la Musique : les rĂ©seaux et fĂ©dĂ©rations de la musique expriment de vives inquiĂ©tudes et demandent Ă  ĂȘtre entendus ».

     

     

    Dans le cadre de la mission parlementaire relative à la mise en place d’un Centre National de la Musique (CNM) qui leur a été confiée, les députés Émilie Cariou et Pascal Bois viennent de remettre leur rapport au Premier ministre. Dans un récent communiqué, celui-ci a annoncé la mise en place opérationnelle de l’établissement au 1er janvier 2020, après une phase d’amorçage en 2019.

    Alors qu’une partie de la profession semble se féliciter de la création d’un tel outil, un autre pan du champ musical s’en inquiète fortement.

    Nous constatons que nos préconisations n’ont jamais été prises en compte. Nos noms au bas de ce rapport ont servi de caution dans le cadre d’une méthode relevant davantage de la consultation de pure forme que de la concertation. Nous avons fait valoir nos questionnements à de très nombreuses reprises mais n’avons guère été entendus.

    Nous avons ainsi exprimé qu’un tel outil ne pouvait voir le jour que dans le cadre d’une réflexion globale sur les politiques publiques de la culture et plus spécifiquement celles de la musique, afin de s’inscrire dans un projet cohérent, ambitieux et soucieux de l’écosystème du champ culturel. Nous avons appelé à une réflexion intégrant la complexité du secteur musical, dans sa construction historique et sa structuration actuelle, du national au local ; nous avons insisté sur l’indispensable prise en compte de la diversité des initiatives caractérisée par une pluralité d’approches artistiques, par une multitude de projets et par différents modèles économiques. Nous avons souhaité que le projet de Centre National de la Musique se construise en regard de cette réalité.

    Le Centre National de la Musique imaginé dans ce rapport ne s’inscrit que bien trop peu dans une logique d’intérêt général en complément d’une politique publique forte pour la musique portée par le ministère de la culture et les collectivités territoriales. Il omet une large majorité d’acteurs du champ musical qui inscrivent leurs actions dans des principes de non lucrativité (ou de lucrativité limitée), d’intérêt général, de diversité, de territorialité ou encore d’émergence et pourrait ainsi mettre en danger la diversité des esthétiques, des modèles, des projets et des pratiques musicales.

    Malgré une écoute que nous jugeons largement insuffisante, nous poursuivons nos travaux et restons mobilisés. Ainsi, nous sollicitons expressément une audience auprès du Premier ministre ainsi que du ministre de la Culture et les invitons du 19 au 21 mars à Rouen, lors du prochain POP MIND, notamment le mercredi 20 de 16h30 à 18h30 pour un temps spécifique consacré au projet de CNM. Ces trois journées de débats nous permettront de nous interroger sur nos places et nos projets au regard des droits humains fondamentaux et de traiter des enjeux essentiels pour nos organisations. Nous sommes donc totalement disponibles afin d’échanger sur le Centre National de la Musique et la manière dont l’ensemble de la filière pourrait, dans toutes ses composantes, participer au développement de toutes les musiques en France.

     

    LES SIGNATAIRES :

     

     

    AJC – Le réseau de la diffusion du jazz

    APRESMAI – Association des Pôles Régionaux Et des Structures de Musiques Actuelles et Improvisées COLLECTIF RPM – Recherche en Pédagogie Musicale

    CULTURE BAR-BARS – Fédération nationale des cafés cultures

    FAMDT – Fédération des acteurs et Actrices de Musiques et Danses Traditionnelles

    FEDELIMA – Fédération de lieux de musiques actuelles

    FELIN – Fédération nationale des labels indépendants

    FERAROCK – Fédération des Radios Associatives Musiques Actuelles

    FRACA-MA – Fédération Régionale des Acteurs Culturels et Associatifs Musiques Actuelles

    GRANDS FORMATS – Fédération d’artistes pour la musique en grands formats

    HAUTE FIDELITE – Pôle régional des musiques actuelles Hauts-de-France

    OCCIJAZZ – Réseau Jazz en Occitanie

    OCTOPUS – Fédération des Musiques Actuelles en Occitanie

    LE PAM – Pôle de coopération des Acteurs de la filière Musicale en région Sud & Corse

    POLCA – Pôle Musiques Actuelles de Champagne-Ardenne

    RADIO CAMPUS FRANCE – Réseau national des radios jeunes d’initiatives étudiantes en France

    LE RIF – Réseau des musiques actuelles en Ile-de-France

    RIM – Réseau des Indépendants de la Musique

    RMAN – Réseau des Musiques Actuelles en Normandie

    UFISC – Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles

    ZONE FRANCHE – Le réseau des musiques du monde

     

     

  • CommuniquĂ© de presse inter organisations

    Communiqué de presse inter organisations

    POUR UNE CONCERTATION SUR LES POLITIQUES PUBLIQUES EN FAVEUR DES MUSIQUES

    AJC s’engage aux cĂŽtĂ©s de 17 organisations :

     » Nous, organisations, fĂ©dĂ©rations et rĂ©seaux, nous inquiĂ©tons de l’invisibilitĂ© Ă  laquelle nous-mĂȘmes et les structures que nous reprĂ©sentons serions condamnĂ©s, sans prise en compte de nos modĂšles Ă©conomiques et politiques, dans la dĂ©finition des attributions, du pĂ©rimĂštre et de la gouvernance d’un centre national de la musique, comme dans la politique globale du ministĂšre de la Culture.« 

    AprĂšsMai – Collectif RPM – Collectif Culture Bar Bars – Famdt – Fedelima – Ferarock – Fevis – FracaMa – Futurs ComposĂ©s – Grands Formats – Octopus – Polca – Le PĂŽle – RIF – RMAN – UFISC – ZoneFranche
  • Collectif ADN  – Manifeste, pour les Ă©lections prĂ©sidentielles 2017

    Collectif ADN – Manifeste, pour les Ă©lections prĂ©sidentielles 2017

    adn collectif

     AJC est signataire du Manifeste pour les Ă©lections prĂ©sidentielles 2017 Ă©laborĂ© au sein du collectif ADN

     

    « Mesdames et Messieurs les candidats,
    18 associations et réseaux du spectacle vivant et de la culture
    vous interpellent… »

    C’était le 21 janvier 2016, à Nantes, aux BIS (Biennale Internationale du Spectacle), en présence d’élus nationaux, régionaux et locaux. Sur la grande scène de la Cité Internationale des Congrès, vingt et un réseaux des arts et de la culture se sont rassemblés afin de porter une parole commune forte, l’Appel de Nantes. Par cet acte collectif, ses membres ont affirmé leur conviction que la culture est un bien commun, fragile et précieux, qu’elle est un droit fondamental pour toutes les personnes, dans un moment où ces droits tendent à se restreindre un peu partout en Europe et dans le monde. Cette prise de parole survenait après les attentats qui ont marqué nos corps et nos esprits, juste après l’installation des nouveaux exécutifs régionaux, à l’ouverture de la période préélectorale des élections présidentielles.

    Le Collectif ADN exprime bien plus que la simple addition de secteurs et disciplines, il nous dit également que culture et politique, ni ne peuvent, ni ne doivent se tenir à distance. Nous avons assisté à l’alternance politique de décembre 2015. Elle a parfois produit des effets surprenants, parfois éloignés des idées reçues sur la culture prêtées aux mouvements politiques. Aussi, le volontarisme repéré dans certains exécutifs régionaux nous permet de penser qu’il est possible d’avancer ensemble.

    Les échéances électorales à venir sont autres. Elles font commerce d’un récit national qui, les acteurs du Collectif ADN le vivent au quotidien, devra être attentif aux nouvelles dynamiques territoriales, à la diversité culturelle des habitants, à la construction partagée des politiques publiques inscrites dans les avancées d’un écosystème patiemment élaboré par les combats des pionniers de la décentralisation culturelle depuis les années 50.

    C’est pourquoi les auteurs de ce texte se saisissent de ces enjeux sociétaux : vision nationale et européenne, solidarité territoriale entre métropoles et territoires ruraux, identités culturelles, mutations de nos pratiques, nouvelles formes de coopérations, droits des personnes, art et création. Ils constituent « l’ADN » de ce large collectif. Convaincus que le théâtre, la danse, les arts de la marionnette, du cirque, de la rue, les musiques actuelles, classiques, baroques ou contemporaines, nous disent plus que les formes créées, le Collectif ADN conserve intact ce lien avec les artistes et la question du populaire, du lien avec tous les publics, notamment les plus jeunes. En effet, chaque personne doit être respectée dans son identité culturelle, enrichie par les relations avec autrui, tout comme chacun doit pouvoir rencontrer l’art et la culture en tant que patrimoine vivant et universel.

    Pour toutes ces raisons, les politiques culturelles doivent être centrales dans la réflexion et le projet de tout candidat à la Présidence de la République. Il est salutaire de rappeler. Â«Â 

     

    Le Manifeste est en ligne ici