Catégorie : Politique

  • Communiqué – Festivals de musiques actuelles : La ministre de la Culture apporte de premières réponses…

    Communiqué – Festivals de musiques actuelles : La ministre de la Culture apporte de premières réponses…

    Le 19 février 2021

    – Communiqué de presse –
    Festivals de musiques actuelles :
    La ministre de la Culture apporte de premières réponses ;
    Pour prendre leurs décisions, les professionnel·le·s attendent encore des précisions du Gouvernement

     

    Le 18 février, la ministre de la Culture, fidèle à l’engagement pris le 29 janvier, nous recevait à nouveau pour aborder le sujet des festivals. Lors du premier rendez-vous, nous avions alerté Madame la ministre sur la position intenable de festivals en attente de réponses qui conditionnaient la tenue de leur édition 2021.

    La ministre de la Culture, à l’occasion de ce deuxième échange, nous a apporté un certain nombre d’éléments de réponses.

    Nous savons désormais que, à ce jour, l’ensemble des festivals seront limités à 5 000 spectateur·trice·s, en salle comme en plein air, sur un même site, en un même temps, et devront se tenir en configuration assise en respectant un protocole de distanciation.

    Roselyne Bachelot s’est aussi engagée à un rendez-vous mensuel de concertation avec les festivals, sous ce même format, pour adapter ce cadre en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

    Enfin, annonce a été faite de la création d’une enveloppe de 30 millions d’euros afin de concourir à la mise en place de formats alternatifs en 2021, cela pour l’ensemble des esthétiques (musique, théâtre, danse, etc.), ainsi que d’un fonds de 15 millions d’euros dédié à la captation de spectacles, toutes disciplines confondues.

    Si l’obtention d’un cadre répond bien à la demande des festivals, il semble, en l’état, difficile de considérer que l’ensemble de nos manifestations puissent s’en satisfaire. De nombreuses esthétiques musicales (électro, hip-hop, métal, rock, etc.) sont incompatibles avec la configuration assise et cette annonce menace leur tenue.

    De plus, afin de prendre les décisions qui nous incombent dans les plus brefs délais, sans risquer de mettre en danger nos entreprises déjà très fragilisées, nous avons besoin d’obtenir davantage de réponses :

    À partir de quelle échéance la tenue des festivals, dans ces formats réduits, sera-t-elle effectivement possible ?
    Les premiers festivals de la saison sont planifiés ces toutes prochaines semaines et attendent de savoir s’ils peuvent envisager un maintien, qui, manifestement, dépend de la réouverture de l’ensemble des lieux culturels.

    Quels seront les protocoles d’accueil du public ?
    Nous attendons tout particulièrement la validation de l’autorisation à servir des consommations et des repas aux festivalier·ère·s, condition indispensable à l’accueil de nos publics dans de bonnes conditions. Cette réponse est cruciale tant d’un point de vue économique qu’en termes de convivialité. La question de la non-distanciation entre festivalier·ère·s, essentielle dans les projections d’organisation, devra aussi être clarifiée.

    Enfin, comment les organisations seront-elles accompagnées financièrement pour se plier à ces nouvelles contraintes ?
    Les festivals, qui, par leur configuration ou leurs esthétiques musicales, se retrouveraient dans l’obligation d’annuler, pourront-ils compter tout au long de l’année 2021 sur les dispositifs d’aide transversaux, tels que l’activité partielle ou le fonds de solidarité ? L’enveloppe de 30 millions d’euros annoncée sera nettement insuffisante au regard des 6 000 festivals français, toutes disciplines confondues.

    Nous attendons donc des réponses claires à ces questions et une prise de parole du Gouvernement qui devra ainsi préciser son intention de voir se dérouler des festivals en 2021.

    Nous maintenons notre confiance dans le Gouvernement pour trouver rapidement des solutions pour permettre à des événements debout, même en jauge réduite, de se dérouler comme c’est par exemple le cas aux Pays-Bas dès cet été.

    À l’heure actuelle et dans les conditions annoncées par Madame la ministre, nous ne pouvons dire que des festivals se tiendront cet été car, pour une majeure partie de nos publics, de nos artistes et de nos équipes, un événement assis réunissant 5 000 personnes maximum, peut-être sans accès au bar ou à la restauration, ne peut être appelé « festival ».

    La saison des festivals 2021 sera donc sans aucun doute une saison alternative, avant un attendu retour à la normale dès la fin 2021…

     

    Contacts presse :

    AJC – Antoine Bos – antoinebos@ajc-jazz.eu – 06 76 82 90 03
    De Concert ! – Mohamed Bahnas – contact@deconcert.org – 06 12 75 99 32
    Technopol – Tommy Vaudecrane – tommy@technopol.net – 06 16 29 35 97
    SMA – Aurélie Hannedouche – dg@sma-syndicat.org – 06 99 10 75 75

  • [LETTRE OUVERTE] Les festivals, acteurs incontournables de la culture en France, et pourtant…

    [LETTRE OUVERTE] Les festivals, acteurs incontournables de la culture en France, et pourtant…

    Lettre ouverte 

    Paris, le 12 juin 2020 

     

    Monsieur le Président de la République, 

    Monsieur le Premier Ministre, 

    Monsieur le ministre de la Culture, 

    Mesdames les Députées, Messieurs les Députés, 

    Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs, 

    Mesdames les Présidentes, Messieurs les Présidents d’associations d’élus, 

    On dit souvent que la France est une terre de festivals. Symboles de la réussite de la décentralisation culturelle, de la collaboration entre l’État et les collectivités territoriales qui fut fructueuse pendant des décennies, les festivals représentent aujourd’hui l’instrument de coopération et d’irrigation culturelles le plus adapté à la diversité des territoires, l’un de ceux qui a façonné le paysage culturel français tel que nous le connaissons. 

    La période que nous traversons met en lumière le rôle incontournable des festivals dans le développement territorial, mais aussi artistique et culturel de notre pays, et en même temps leur grande vulnérabilité. Ce double constat pousse ses acteurs à revendiquer une place à part entière dans les politiques publiques de la culture. 

    Premiers diffuseurs de culture en France, présents au plus près des populations, les festivals contribuent activement à l’objectif d’équité territoriale cher au ministère de la Culture. 

    Leviers puissants de développement territorial, économique et stratégique, ils participent surtout à la création, à la diffusion des oeuvres auprès de nouveaux publics et à la vivacité des territoires toute l’année, à travers des projets d’éducation artistique et culturelle. Dans une approche complémentaire des salles de spectacle, ils jouent un rôle majeur dans la cohésion sociale et l’épanouissement d’une société démocratique ouverte à toutes et tous, raison d’être de notre République. 

    Cependant à l’heure où nous vous écrivons, les festivals ne sont toujours pas considérés et reconnus par l’État à la hauteur des enjeux qu’ils représentent dans le paysage culturel national, dans leurs missions de service public et d’intérêt général. Ils n’ont fait l’objet d’aucune politique spécifique d’accompagnement de la part du ministère de la Culture. Qui plus est, depuis 2003, ils sont même sortis de la DNO – directive nationale d’orientation – du ministère de la Culture et le nombre de festivals soutenus par celui-ci n’a ainsi cessé de diminuer. 

    Pourtant dès 2015, les conclusions du rapport de Pierre Cohen sur les festivals préconisaient la mise en place d’une politique de l’État articulée, dans chaque région, aux politiques des collectivités locales. 

    Ensuite, la « Mission festivals », mise en oeuvre par Françoise Nyssen et confiée en février 2018 à Serge Kancel, a été subitement mise en sommeil sans aucune explication. Ce silence soudain fait pourtant suite à un dialogue fructueux entre nos organisations et les services de l’État qui a permis la rédaction d’une « Charte des festivals » dans la perspective d’une circulaire spécifique à destination des DRAC. 

    Malgré la mise en place d’une cellule d’accompagnement des festivals par la DGCA qui a oeuvré au mieux dans la mesure de ses faibles moyens, la crise sanitaire a renforcé ce sentiment d’abandon de la part de l’État, au moment même où les élus des territoires concernés, concentraient leur attention sur la catastrophe d’une possible disparition de l’offre festivalière. Ce sentiment s’en trouve d’autant plus accentué que le Fonds festivals, annoncé par le Président de la République et par le ministre de la Culture le 6 mai, a tout simplement disparu de l’actuel plan de soutien à la culture du 3e Projet de Loi de Finances Rectificative présenté en Conseil des ministres ce 10 juin. 

    France Festivals et les cosignataires de cette lettre ouverte sont convaincus qu’à la veille des échéances électorales municipales, puis départementales et régionales, l’expression d’un engagement fort au sommet de l’État et des collectivités territoriales envers les festivals, à la croisée des enjeux nationaux et territoriaux, enrichira la politique culturelle de notre pays vers une meilleure prise en compte de la diversité des publics et des personnes sur l’ensemble du territoire. 

    Dans un contexte où les questions sociétales sont bousculées en profondeur, nous avons besoin de reconstruire ensemble une politique culturelle ambitieuse pour tout l’écosystème du spectacle vivant, qui reconnaît l’importance de nos festivals dans le maillage territorial national, aux côtés des autres acteurs. 

    Il est devenu primordial de lancer une large concertation au sujet de l’avenir des festivals. Ce dialogue constructif et nécessaire peut s’engager rapidement par la réactivation de la « Mission festivals » au sein du ministère de la Culture et par sa dotation des moyens nécessaires pour devenir un véritable outil de réflexion, de partage et concertation avec les collectivités territoriales et organisations professionnelles. À l’heure où se dessine un nouvel acte de la décentralisation et de la déconcentration, la mise en commun de nos expertises et la prise en compte de nos spécificités, qui dressent une carte unique de la diversité culturelle de notre pays, sont indispensables dans l’élaboration d’un plan culturel qui participera à la revitalisation de notre société et à son réenchantement. 

    Dans cette perspective, nous sollicitons un rendez-vous dans les meilleurs délais. 

    Dans cette attente, et restant à votre disposition, veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le ministre de la Culture, Mesdames les Députées, Messieurs les Députés, Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs, Mesdames les Présidentes, Messieurs les Présidents d’associations d’élus, l’expression de nos salutations respectueuses. 

    SIGNATAIRES

    • AJC JAZZ – Association Jazzé Croisé 
      Contact : Antoine Bos – antoinebos@ajc-jazz.eu
    •  
    • FEDELIMA – Fédération de lieux de musiques actuelles 
      Contact : Stéphanie Thomas – stephanie.thomas@fedelima.org
    •  
    • FFCF – Fédération des Festivals de Chanson Francophone 
      Contact : Laurence Despeyrières – laurence@chantappart.fr
    •  
    • FRANCE FESTIVALS – Fédération des festivals de musique et du spectacle vivant 
      Contact : Alexandra Bobes – a.bobes@francefestivals.com
    •  
    • FUTURS COMPOSÉS – Réseau national de la création musicale 
      Contact : Martine Duverger – martine.duverger@futurscomposes.com
    •  
    • REMA – Réseau Européen de Musique Ancienne 
      Contact : Helena de Winter – helena.dewinter@rema-eemn.net
    •  
    • SCC – Syndicat des Cirques et Compagnies de Création 
      Contact : Yannis Jean – delegue-general@syndicat-scc.org
    •  
    • SMA – Syndicat des Musiques Actuelles 
      Contact : Aurélie Hannedouche – dg@sma-syndicat.org
    •  
    • THEMAA – Association Nationale des Théâtres de Marionnettes et des Arts associés 
      Contact : Claire Duchez – claire@themaa-marionnettes.com
    •  
    • UFISC – Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles 
      Contact : Patricia Coler – ufisc.coordination@gmail.com
    •  
    • USEP-SV – Union Syndicale des Entreprises du secteur Public du Spectacle Vivant 

    LES FORCES MUSICALES 
    Contact : Sébastien Justine – s.justine@lesforcesmusicales.org

    PROFEDIM – Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique 
    Contact : Aurélie Foucher – aurelie.foucher@profedim.org

    SNSP – Syndicat National des Scènes Publiques 
    Contact : Marianne Charpy – m.charpy@snsp.fr

    SYNDEAC – Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles 
    Contact : Vincent Moisselin – v.moisselin@syndeac.org 

    • ZONE FRANCHE – Réseau des musiques du monde 
      Contact : Pierre-Henri Frapat – direction@zonefranche.com 
  • COMMUNIQUÉ – Les effets de la crise sur le monde du jazz et des musiques improvisées

    COMMUNIQUÉ – Les effets de la crise sur le monde du jazz et des musiques improvisées

    Face à la situation de crise que nous traversons, les fédérations et les réseaux professionnels du jazz et des musiques improvisées ont souhaité mettre en lumière les premiers effets de la crise sur leur secteur, riche de son histoire et de ses nombreux développements actuels mais reposant sur des modèles économiques fragiles et régulièrement remis en question.

    AJC – le réseau des diffuseurs de jazz, Grands Formats – fédération d’artistes et Les Allumés du Jazz – la fédération des labels indépendants ont ainsi mis en commun leurs enquêtes respectives réalisées entre avril et mai et ayant permis le recueil des données de 164 entités soit 63 équipes artistiques, 51 structures de diffusion et 50 labels indépendants.

    Ces données non exhaustives montrent déjà l’ampleur de la crise :

    • Plus de 2 200 représentations (incluant les concerts de présentation de disques), ont été annulées,

    • Plus de 50 festivals annulés ainsi que plus de 30 lieux et de nombreux studios d’enregistrement à l’arrêt et avec eux toute l’activité générée sur les territoires au cœur desquels ils sont implantés,

    • Plus de 70 sorties de disques annulées, soit 78 % des sorties prévues,

    • Plus de 8 Millions de recettes perdues et près de 3 Millions de frais avancés qui impactent gravement les budgets des structures que nous représentons.

    Chacune de nos structures publiera des données détaillées dans les prochains jours soulignant l’impact de cette crise sur les différents métiers qui composent le monde du jazz et des musiques improvisées.

    Ces chiffres témoignent d’une situation préoccupante, voire alarmante pour nombre d’acteur·trice·s qui font donc face à des pertes conséquentes mais aussi au désengagement d’un certain nombre de partenaires, ce qui pourrait accélérer leur disparition. Le fait que de nombreux artistes et que certains diffuseurs soient également producteur·trice·s de disques ne fait qu’aggraver cette situation. Notre inquiétude est amplifiée par les annonces qui s’enchaînent maladroitement et se contredisent[1], et par les nombreuses inconnues qui demeurent encore, qu’il s’agisse du détail des mesures de soutien aux intermittent·e·s ou des conditions de la reprise.

    Il est aujourd’hui acquis que cette crise s’inscrira dans la durée et pour ceux qui auront réussi à passer 2020, l’année prochaine s’annonce en plus parsemée d’embûches : baisses de dotations déjà annoncées, cadre sanitaire contraignant, décalages dans les programmations entraînant l’annulation de dates prévues ou d’options fortes, embouteillage de sorties d’albums, inadéquation de certaines des aides mises en place aux réalités de notre secteur, etc.

    Après plusieurs semaines de confinement, la situation sanitaire semble s’améliorer et une reprise s’amorce peu à peu. Les musicien·ne·s, les lieux et les festivals, les producteur·trice·s phonographiques n’attendent que de reprendre leur activité, nourris par cette envie furieuse de renouer avec la création, l’écriture, la scène, les publics, l’enregistrement… Et si nos musiques portent en elles les chemins de l’expérimentation et de l’innovation que le secteur culturel devra emprunter lors de cette reprise, l’innovation tant attendue ne pourra pas se faire à n’importe quel prix et dans n’importe quelles conditions. Elle ne pourra notamment pas se faire au détriment des artistes et de leurs conditions de travail, de la diversité artistique et des principes qui font la force et la singularité du spectacle vivant et de la production discographique indépendante.

    Aussi, ce travail ne pourra être mené à bien sans le concours de tous, du Ministère de la Culture au Centre National de la Musique, des collectivités territoriales aux sociétés civiles en passant par nos réseaux qui concentrent idées et utopies à partager pour demain. Nos musiques, nos modèles, nos réalités et la multitude d’acteur·trice·s que nous représentons et qui participent au rayonnement culturel et économique français, ne pourront être laissés pour compte et devront donc être entendus et soutenus.

    Nous y veillerons.

    AJC
    Grands Formats
    Les Allumés du Jazz

    CONTACTS

    AJC – réseau des diffuseurs de jazz
    Antoine Bos, délégué général
    / antoinebos@ajc-jazz.eu – 06 76 82 90 03

    Grands Formats – fédération d’artistes pour la musique en grande formation
    Aude Chandoné, déléguée générale
    / aude@grandsformats.com – 06 12 99 47 65

    Les Allumés du Jazz – fédération des labels indépendants
    Anne-Marie Parein, coordination générale 
    / administration@lesallumesdujazz.com – 06 95 14 98 24

    QUI SOMMES-NOUS ?

    AJC
    Né en 1993, AJC est un collectif de 83 diffuseurs français et européens (festivals, clubs, scènes labellisées…) défendant une programmation réfléchie, construite sur une idée militante et progressiste du jazz et des musiques improvisées.

    GRANDS FORMATS
    Grands Formats est une fédération d’artistes qui réunit 90 grands ensembles et collectifs de jazz et de musiques improvisées pour défendre l’existence et la pérennité de la musique en grande formation et permettre aux publics de vivre une expérience musicale hors-norme.

    LES ALLUMÉS DU JAZZ
    Née en 1995, cette fédération regroupe 70 labels portés par des producteurs indépendants, des musiciens, des collectifs de musiciens, des scènes, des studios, proches du jazz et des musiques improvisées.

    Cette diversité est mise à profit pour travailler et agir sur les problématiques liées à la musique enregistrée, notamment par le biais de la publication d’un journal et de revues thématiques et d’événements ponctuels.

  • COMMUNIQUÉ – Est-ce trop demander que de la cohérence, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre ?

    COMMUNIQUÉ – Est-ce trop demander que de la cohérence, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre ?

    Est-ce trop demander que de la cohérence, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre ?

    Depuis les premières restrictions d’activité des salles de spectacle, le 9 mars, les annonces présidentielles et gouvernementales concernant les activités artistiques et culturelles s’enchaînent de manière erratique.

    Comment peut-on affirmer le 16 avril que de « petits festivals » pourraient se tenir à partir du 11 mai, comme si ces milliers d’événements étaient en mesure de s’adapter d’un jour à l’autre à de nouvelles conditions d’accueil, alors qu’aujourd’hui la quasi-totalité des festivals d’été est annulée et que les festivals d’automne n’ont à ce jour aucune visibilité quant aux conditions de leur tenue ?

    Comment peut-on annoncer le 15 mai que la Fête de la musique aura bien lieu, que les parcs à thèmes et les lieux de cultes rouvrent, alors que l’ensemble de nos établissements sont fermés au public, qu’aucun atelier de pratiques artistiques de proximité n’est autorisé, qu’aucune équipe artistique n’a pu réellement reprendre son activité, et que la plupart des salles de spectacle ou de concert n’envisagent aucune reprise possible de la diffusion avant janvier 2021 ?

    Comment peut-on interdire les événements de plus de 5.000 personnes jusqu’au 1er septembre, les regroupements de plus de 10 personnes jusqu’au 2 juin, sans limitations intermédiaires à venir, et rouvrir le Puy du Fou ?

    Comment peut-on faire de telles annonces alors qu’elles sont en totale contradiction avec les protocoles sanitaires promus par le ministère de la Culture pour l’ensemble des pratiques artistiques et culturelles, pour la tenue des festivals et la réouverture des lieux au public ?

    Comment peut-on être autant déconnecté de nos réalités professionnelles, de nos calendriers, de nos outils de travail ?

    Comment peut-on annoncer le 6 mai des mesures pour la culture (prolongation des droits pour les intermittents du spectacle, commandes publiques massives pour les créateurs…) et n’en n’avoir, trois semaines après, aucune traduction concrète ?

    Comment peut-on « refonder une ambition culturelle pour la France » en « libérant les énergies créatrices et en donnant aux artistes confiance et visibilité » sans qu’aucune mesure sérieuse de politique publique ne soit prise ?

    Comment peut-on annoncer pour le secteur culturel 50 millions d’euros par-ci, 5 millions par-là, alors que le tourisme, fortement dépendant de nos activités, se voit proposer une enveloppe de 18 milliards ?

    Comment peut-on si peu connaître les domaines de la culture qui sont faits de professionnels, organisés et structurés ? Comment peut-on nous traiter comme des amuseurs publics, des histrions égocentriques vivant par et pour leur passion, alors que nos activités ont un poids économique direct de 47,5 milliards d’euros, soit 2,2 % de l’économie française et 2,4 % de sa population active ?

    Comment peut-on tenir aussi peu compte des arts et de la culture, quand ils s’appuient sur les droits humains fondamentaux et revendiquent l’émancipation des personnes et de le développement de leurs capacités ? Comment peut-on privilégier la rentabilité économique et les seules industries au détriment de la multiplicité de forces citoyennes au service de l’intérêt général ?

    Vos annonces distillées au compte-goutte, contradictoires et incohérentes épuisent les acteurs, ajoutent de la confusion à la situation, de la désespérance à la fragilisation.

    Souhaitez-vous vraiment que le monde des arts et de la culture sorte de cette crise ? Alors, faites-le avec nous, pas contre nous !

    Communiqué du 26 mai 2020
    Plus d’informations : UFISC – coordination@ufisc.org

    LES SIGNATAIRES :

    • ACTES IF – Réseau solidaire de lieux culturels franciliens
    • AJC – Association Jazzé Croisé
    • CITI – Centre International pour les Théâtres Itinérants
    • FAMDT – Fédération des acteurs et Actrices de Musiques et Danses Traditionnelles
    • FEDELIMA – Fédération de lieux de musiques actuelles
    • FERAROCK – Fédération des Radios Associatives Musiques actuelles
    • La Fédération de l’Art Urbain
    • FNAR – Fédération nationale des arts de la rue
    • FNEIJMA – Fédération Nationale des Ecoles d’Influence Jazz et Musiques actuelles
    • France Festivals – Fédération des festivals de musique et du spectacle vivant
    • FRACA-MA – Pôle région Centre-Val de Loire musiques actuelles
    • GRAND BUREAU – Réseau musiques actuelles Auvergne-Rhône-Alpes
    • OCTOPUS – Fédération des Musiques Actuelles en Occitanie
    • OPALE – Organisation pour Projets Alternatifs d’Entreprise
    • PAM – Pôle de coopération des Acteurs de la filière Musicale en Région Sud
    • Le Pôle – Pôle de coopération des acteurs pour les musiques actuelles en Pays de la Loire
    • RIF – Réseau des Musiques Actuelles en Ile-de-France
    • RIM – Réseau des indépendants de la musique
    • Le Réseau Musiques Actuelles Grand Est
    • SCC – Syndicat des Compagnies et Cirque de Création
    • SMA – Syndicat des Musiques Actuelles
    • SYNAVI – Syndicat national des arts vivants
    • THEMAA – Association Nationale des Théâtres de Marionnettes et des Arts associés
    • UFISC – Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles
    • ZONE FRANCHE – Réseau des musiques du monde
  • Communiqué de presse relatif à la situation de la Spedidam

    Communiqué de presse relatif à la situation de la Spedidam

    Par un communiqué en date du 20 mars, la SPEDIDAM informe les bénéficiaires des aides qu’elle attribue au titre de l’Action culturelle d’une suspension de l’ensemble des commissions d’agrément et de toutes les demandes actuelles momentanément. La SPEDIDAM justifie cette décision par la crise sanitaire et l’arrêt brutal de l’activité artistique qui la prive d’une partie des ressources issues de la copie privée et des irrépartissables juridiques pour une durée indéterminée.

    Dans le même mouvement, le communiqué annonce une contribution de 500.000 € au fond d’urgence du Centre National de la Musique, un montant identique aux contributions de l’ADAMI et de la SACEM.

    Les mesures d’urgence, pour nécessaires qu’elles soient, ne peuvent pas se substituer aux aides habituellement attribuées aux opérateurs. Cela n’est pas acceptable moralement ni économiquement : une telle mesure va non seulement compromettre les conditions d’une relance du secteur dans son ensemble et fragiliser substantiellement les activités prévues à moyen terme comme par exemple les festivals d’été dont l’équilibre financier sera compromis et en incapacité de contribuer à la reprise de l’activité culturelle tant espérée.

    Nous demandons à la SPEDIDAM de clarifier sa décision et d’annoncer un nouveau calendrier des commissions et des aides de l’action culturelle sous peine de contribuer à ce que les interprètes et les équipes artistiques soient en première ligne des victimes collatérales de cette crise sanitaire et sociale.



    Contacts presse :

    ACNCM, Association des Centres Nationaux de Création Musicale : Christian Sébille, président : christian.sebille(at)gmem.org

    AJC, le réseau des diffuseurs de jazz : Antoine Bos, délégué général : antoinebos(at)ajc-jazz.eu

    FEVIS, Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés : Louis Presset, délégué général : louis.presset(at)fevis.com

    Futurs Composés, le réseau national de la création musicale : Martine Duverger, déléguée générale : martine.duverger(at)futurscomposes.com

    France Festivals, fédération des festivals de musique et du spectacle vivant : Alexandra Bobes, directrice : a.bobes(at)francefestivals.com

    REMA, Réseau Européen de Musique Ancienne : Helena De Winter, déléguée générale : helena.dewinter(at)rema-eemn.net

    PROFEDIM, syndicat professionnel des producteurs, festivals, ensembles et diffuseurs indépendants de musique : Aurélie Foucher, déléguée générale : aurelie.foucher(at)profedim.org


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  • Pour une représentation au Conseil professionnel du CNM

    Pour une représentation au Conseil professionnel du CNM

    AJC, la FEVIS, France Festivals,
    Futurs Composés et Grands Formats demandent ensemble une représentation au Conseil professionnel du CNM

    Nos fédérations et réseaux nationaux réunissent plus de 700 membres représentant à la fois une grande diversité d’acteur·rice·s et de métiers (artistes, ensembles et collectifs, festivals, lieux de création et de diffusion, producteur·rice·s, labels…) et un large champ musical couvrant les musiques de patrimoine et de création, le jazz, les musiques improvisées et les musiques actuelles.

    Réunies autour de valeurs communes, nos cinq organisations ont développé une habitude de travail collectif et élaborent des réflexions en commun. Agissant en complémentarité des organisations syndicales, leurs expertises sont issues de la relation spécifique qu’elles nouent avec leurs membres et s’appuient sur une connaissance fine de leur écosystème.

    Nous portons de nombreux objectifs communs à nos métiers et esthétiques : l’intérêt général, la défense et la promotion de la liberté de création, le souci de la transmission, le choix de la coopération, l’attention portée aux questions d’égalité, de diversité et de parité ainsi qu’aux problématiques territoriales.

    Au service de ces valeurs, nous mettons en place de nombreuses actions qui s’articulent autour de thématiques partagées :

    • L’observation (études sectorielles, représentation femmes/hommes, santé des musicien·ne·s, l’empreinte territoriale et sociale des festivals…)
    • La promotion de la circulation des artistes et des œuvres (New Deal, Bien Entendu !, Ffab Nomad, Rentrée Grands Formats…)
    • Le soutien à l’émergence et à l’insertion professionnelle (Jazz Migration, Les RDV de la création, compagnonnage, la Pépinière des festivals…)
    • Le développement des échanges internationaux (réseaux de grands ensembles européens, programmes d’échanges AJC, académies et projets avec Pearle* et EFA, Focus New Music)
    • La mise en place de débats, de conférences et de laboratoires d’idées (Rencontres AJC, New Deal, Accord Majeur, Rencontres France Festivals…)

    Notre engagement au service de l’intérêt général et notre expertise collective nous ont conduits à nous impliquer activement dans la co-construction du CNM depuis 2011. Ayant ainsi travaillé avec les architectes de cette « maison commune », nous pensons aujourd’hui pouvoir lui apporter notre expertise, notre diversité et nos compétences et participer activement notamment à la définition de ses modes d’action et de ses dispositifs.

    Alors que le Conseil d’administration du CNM a été intégralement pourvu, c’est le Conseil professionnel qui aura la charge de rassembler et ressembler à la diversité des acteur·rice·s qui composent le champ musical en France. Par ce communiqué, nous demandons une représentation de notre union en son sein. Comme cela est détaillé précédemment, nos réseaux sont pluriels ; ils réunissent aussi bien des artistes que des structures du spectacle vivant. Nous sommes donc légitimes à être présent·e·s aussi bien parmi les représentant·e·s d’organisations intervenant dans les domaines de l’écriture, la composition et l’interprétation que parmi les représentant·e·s d’organisations intervenant dans le domaine du spectacle vivant musical et de variétés.

    Coordination Musique

    Paul Fournier – président de France Festivals

    Raoul Lay – président de Futurs Composés

    Philippe Ochem – président d’AJC

    Frédéric Pallem – président de Grands Formats

    Jacques Toubon – président de la FEVIS

    CONTACTS

    • AJC, le réseau des diffuseurs de jazz

    Antoine Bos, délégué général / antoinebos@ajc-jazz.eu

    • • FEVIS, Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés

    Louis Presset, délégué général / louis.presset@fevis.com

    • • Futurs Composés, le réseau national de la création musicale

    Martine Duverger, déléguée générale / martine.duverger@futurscomposes.com

    • • France Festivals, fédération des festivals de musique et du spectacle vivant

    Alexandra Bobes, directrice / a.bobes@francefestivals.com

    • • Grands Formats, fédération d’artistes pour la musique en grande formation

    Aude Chandoné, déléguée générale / aude@grandsformats.com

  • Communiqué de presse inter-organisations

    Communiqué de presse inter-organisations

    Voici le communiqué de presse relatif à la remise récente du rapport sur le projet de Centre National de la Musique,  signé par 21 fédérations, réseaux, regroupements nationaux et régionaux et intitulé «  Projet de Centre National de la Musique : les réseaux et fédérations de la musique expriment de vives inquiétudes et demandent à être entendus ».

     

     

    Dans le cadre de la mission parlementaire relative à la mise en place d’un Centre National de la Musique (CNM) qui leur a été confiée, les députés Émilie Cariou et Pascal Bois viennent de remettre leur rapport au Premier ministre. Dans un récent communiqué, celui-ci a annoncé la mise en place opérationnelle de l’établissement au 1er janvier 2020, après une phase d’amorçage en 2019.

    Alors qu’une partie de la profession semble se féliciter de la création d’un tel outil, un autre pan du champ musical s’en inquiète fortement.

    Nous constatons que nos préconisations n’ont jamais été prises en compte. Nos noms au bas de ce rapport ont servi de caution dans le cadre d’une méthode relevant davantage de la consultation de pure forme que de la concertation. Nous avons fait valoir nos questionnements à de très nombreuses reprises mais n’avons guère été entendus.

    Nous avons ainsi exprimé qu’un tel outil ne pouvait voir le jour que dans le cadre d’une réflexion globale sur les politiques publiques de la culture et plus spécifiquement celles de la musique, afin de s’inscrire dans un projet cohérent, ambitieux et soucieux de l’écosystème du champ culturel. Nous avons appelé à une réflexion intégrant la complexité du secteur musical, dans sa construction historique et sa structuration actuelle, du national au local ; nous avons insisté sur l’indispensable prise en compte de la diversité des initiatives caractérisée par une pluralité d’approches artistiques, par une multitude de projets et par différents modèles économiques. Nous avons souhaité que le projet de Centre National de la Musique se construise en regard de cette réalité.

    Le Centre National de la Musique imaginé dans ce rapport ne s’inscrit que bien trop peu dans une logique d’intérêt général en complément d’une politique publique forte pour la musique portée par le ministère de la culture et les collectivités territoriales. Il omet une large majorité d’acteurs du champ musical qui inscrivent leurs actions dans des principes de non lucrativité (ou de lucrativité limitée), d’intérêt général, de diversité, de territorialité ou encore d’émergence et pourrait ainsi mettre en danger la diversité des esthétiques, des modèles, des projets et des pratiques musicales.

    Malgré une écoute que nous jugeons largement insuffisante, nous poursuivons nos travaux et restons mobilisés. Ainsi, nous sollicitons expressément une audience auprès du Premier ministre ainsi que du ministre de la Culture et les invitons du 19 au 21 mars à Rouen, lors du prochain POP MIND, notamment le mercredi 20 de 16h30 à 18h30 pour un temps spécifique consacré au projet de CNM. Ces trois journées de débats nous permettront de nous interroger sur nos places et nos projets au regard des droits humains fondamentaux et de traiter des enjeux essentiels pour nos organisations. Nous sommes donc totalement disponibles afin d’échanger sur le Centre National de la Musique et la manière dont l’ensemble de la filière pourrait, dans toutes ses composantes, participer au développement de toutes les musiques en France.

     

    LES SIGNATAIRES :

     

     

    AJC – Le réseau de la diffusion du jazz

    APRESMAI – Association des Pôles Régionaux Et des Structures de Musiques Actuelles et Improvisées COLLECTIF RPM – Recherche en Pédagogie Musicale

    CULTURE BAR-BARS – Fédération nationale des cafés cultures

    FAMDT – Fédération des acteurs et Actrices de Musiques et Danses Traditionnelles

    FEDELIMA – Fédération de lieux de musiques actuelles

    FELIN – Fédération nationale des labels indépendants

    FERAROCK – Fédération des Radios Associatives Musiques Actuelles

    FRACA-MA – Fédération Régionale des Acteurs Culturels et Associatifs Musiques Actuelles

    GRANDS FORMATS – Fédération d’artistes pour la musique en grands formats

    HAUTE FIDELITE – Pôle régional des musiques actuelles Hauts-de-France

    OCCIJAZZ – Réseau Jazz en Occitanie

    OCTOPUS – Fédération des Musiques Actuelles en Occitanie

    LE PAM – Pôle de coopération des Acteurs de la filière Musicale en région Sud & Corse

    POLCA – Pôle Musiques Actuelles de Champagne-Ardenne

    RADIO CAMPUS FRANCE – Réseau national des radios jeunes d’initiatives étudiantes en France

    LE RIF – Réseau des musiques actuelles en Ile-de-France

    RIM – Réseau des Indépendants de la Musique

    RMAN – Réseau des Musiques Actuelles en Normandie

    UFISC – Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles

    ZONE FRANCHE – Le réseau des musiques du monde

     

     

  • Communiqué de presse inter organisations

    Communiqué de presse inter organisations

    POUR UNE CONCERTATION SUR LES POLITIQUES PUBLIQUES EN FAVEUR DES MUSIQUES

    AJC s’engage aux côtés de 17 organisations :

     » Nous, organisations, fédérations et réseaux, nous inquiétons de l’invisibilité à laquelle nous-mêmes et les structures que nous représentons serions condamnés, sans prise en compte de nos modèles économiques et politiques, dans la définition des attributions, du périmètre et de la gouvernance d’un centre national de la musique, comme dans la politique globale du ministère de la Culture.« 

    AprèsMai – Collectif RPM – Collectif Culture Bar Bars – Famdt – Fedelima – Ferarock – Fevis – FracaMa – Futurs Composés – Grands Formats – Octopus – Polca – Le Pôle – RIF – RMAN – UFISC – ZoneFranche
  • Collectif ADN  – Manifeste, pour les élections présidentielles 2017

    Collectif ADN – Manifeste, pour les élections présidentielles 2017

    adn collectif

     AJC est signataire du Manifeste pour les élections présidentielles 2017 élaboré au sein du collectif ADN

     

    « Mesdames et Messieurs les candidats,
    18 associations et réseaux du spectacle vivant et de la culture
    vous interpellent… »

    C’était le 21 janvier 2016, à Nantes, aux BIS (Biennale Internationale du Spectacle), en présence d’élus nationaux, régionaux et locaux. Sur la grande scène de la Cité Internationale des Congrès, vingt et un réseaux des arts et de la culture se sont rassemblés afin de porter une parole commune forte, l’Appel de Nantes. Par cet acte collectif, ses membres ont affirmé leur conviction que la culture est un bien commun, fragile et précieux, qu’elle est un droit fondamental pour toutes les personnes, dans un moment où ces droits tendent à se restreindre un peu partout en Europe et dans le monde. Cette prise de parole survenait après les attentats qui ont marqué nos corps et nos esprits, juste après l’installation des nouveaux exécutifs régionaux, à l’ouverture de la période préélectorale des élections présidentielles.

    Le Collectif ADN exprime bien plus que la simple addition de secteurs et disciplines, il nous dit également que culture et politique, ni ne peuvent, ni ne doivent se tenir à distance. Nous avons assisté à l’alternance politique de décembre 2015. Elle a parfois produit des effets surprenants, parfois éloignés des idées reçues sur la culture prêtées aux mouvements politiques. Aussi, le volontarisme repéré dans certains exécutifs régionaux nous permet de penser qu’il est possible d’avancer ensemble.

    Les échéances électorales à venir sont autres. Elles font commerce d’un récit national qui, les acteurs du Collectif ADN le vivent au quotidien, devra être attentif aux nouvelles dynamiques territoriales, à la diversité culturelle des habitants, à la construction partagée des politiques publiques inscrites dans les avancées d’un écosystème patiemment élaboré par les combats des pionniers de la décentralisation culturelle depuis les années 50.

    C’est pourquoi les auteurs de ce texte se saisissent de ces enjeux sociétaux : vision nationale et européenne, solidarité territoriale entre métropoles et territoires ruraux, identités culturelles, mutations de nos pratiques, nouvelles formes de coopérations, droits des personnes, art et création. Ils constituent « l’ADN » de ce large collectif. Convaincus que le théâtre, la danse, les arts de la marionnette, du cirque, de la rue, les musiques actuelles, classiques, baroques ou contemporaines, nous disent plus que les formes créées, le Collectif ADN conserve intact ce lien avec les artistes et la question du populaire, du lien avec tous les publics, notamment les plus jeunes. En effet, chaque personne doit être respectée dans son identité culturelle, enrichie par les relations avec autrui, tout comme chacun doit pouvoir rencontrer l’art et la culture en tant que patrimoine vivant et universel.

    Pour toutes ces raisons, les politiques culturelles doivent être centrales dans la réflexion et le projet de tout candidat à la Présidence de la République. Il est salutaire de rappeler. « 

     

    Le Manifeste est en ligne ici