Catégorie : Faire réseau

  • Archipels : accompagner celles et ceux qui inventent les lieux de diffusion de demain

    Archipels : accompagner celles et ceux qui inventent les lieux de diffusion de demain

    Créer aujourd’hui un nouveau lieu, un nouveau festival relève souvent du défi, encore plus si celui-ci y programme du jazz ! Fragilité économique, difficulté d’accès aux premiers financements, construction des publics, inscription dans un territoire… les obstacles sont nombreux, alors même que de telles initiatives sont essentielles.

    C’est pour répondre à cet enjeu qu’AJC a imaginé Archipels. Plus qu’un dispositif d’accompagnement, le programme est un laboratoire. Son ambition est d’expérimenter une nouvelle manière de soutenir les diffuseurs émergents en s’appuyant sur ce qui constitue la première richesse du réseau : ses membres eux-mêmes.

    Sélectionnées en 2026, six structures représentatives de la diversité des nouvelles dynamiques de diffusion composent cette première promotion :

    • La Grange de l’Oiseau Bleu (Arthez, 58), lieu rural développant une programmation et un travail de résidence.
    • Home Factory (Rouen, 76), qui articule un festival et un travail de diffusion tout au long de l’année.
    • Baignade Sauvage (Ambialet, 81), festival rural dont la programmation dépasse les frontières du jazz.
    • Le 38 Riv (Paris, 75), club indépendant consacré au jazz actuel et à l’émergence artistique.
    • Bordures (Redon, 35), projet associant diffusion, création et développement territorial.
    • PointBreak (Dijon, 21), espace de réflexion, de promotion et de diffusion des musiques improvisées

    Archipels repose donc sur cette conviction forte : les réponses les plus pertinentes naissent souvent de l’échange entre pairs. Les défis rencontrés par un nouveau diffuseur trouvent rarement des solutions toutes faites. En revanche, ils résonnent avec l’expérience d’autres festivals, clubs ou lieux qui ont traversé les mêmes étapes.

    Le rôle d’AJC est alors de créer les conditions de ces rencontres, de mettre en relation les bonnes personnes au bon moment et de favoriser une circulation des idées, des méthodes et des expériences à l’intérieur du réseau. En ouvrant de nouveaux chemins entre les structures, AJC souhaite faire émerger une réseau capable de s’entraider, de partager ses réussites comme ses difficultés, et de construire collectivement de nouvelles réponses, aux enjeux de demain, qui se font de plus en plus pressants…

  • AJC Connecte : des échanges au cœur du réseau

    AJC Connecte : des échanges au cœur du réseau

    Dans nos musiques, les réponses aux défis quotidiens se trouvent rarement dans des manuels. Elles se construisent au contact de celles et ceux qui partagent les mêmes réalités. C’est de cette conviction qu’est né AJC Connecte. Pendant plusieurs jours, un·e salarié·e d’une structure membre d’AJC rejoint l’équipe d’un autre festival ou lieu membre du réseau pour partager son quotidien, observer ses méthodes de travail et échanger autour de problématiques communes.

    Avec AJC Connecte, l’idée est simple : créer des espaces d’apprentissage entre pairs, au plus près des réalités du terrain. En quelques mois, une dizaine de professionnel·les ont déjà pris part à ces immersions. Toutes racontent la même chose : derrière la découverte de nouvelles pratiques, elles renforcent les liens entre les équipes, nourrissent les projets de chacun et donnent une réalité concrète à ce que signifie appartenir à un réseau.

    Parmi les nombreux·ses professionnel·les déjà parti·es en immersion, trois nous ont partagé leur expérience :

    • Zelda Pollard (Jazzdor) à Albi Jazz Festival, du 28 au 31 janvier, pour découvrir un festival multi-sites et ses différentes formes de rencontre avec les publics.

    • Yoann Moreau (Le Petit Faucheux) à Jazz sous les Pommiers, du 12 au 14 mai, pour approfondir ses compétences en gestion administrative et budgétaire.

    • Dorian Tordi (Le Périscope) à JazzUS, du 15 au 18 juin, pour s’inspirer d’une structure poly-activité et de son ingénierie culturelle.

    Pour ces trois participant·es, ces immersions ne se sont pas limitées à l’observation : elles ont donné lieu à de véritables échanges de pratiques, directement ancrés dans le quotidien des structures.
    À Albi Jazz Festival, Zelda Pollard a notamment participé à deux ateliers du projet de médiation « Young Girls in the Band », autour du répertoire de Carla Bley.

    Les échanges avec Anthony, Eve et Rose m’ont permis de confronter nos expériences autour de problématiques communes : favoriser la mixité entre jeunes et adultes amateurs, encourager la participation des musiciennes ou encore adapter les arrangements à des effectifs et à des niveaux de pratique très variés.”Zelda Pollard 

    Atelier de médiation Young Girl in the Band © Zelda pollard

    De son côté, Yoann Moreau a pris part à plusieurs temps du festival Jazz sous les Pommiers : réunions d’équipe, rencontres professionnelles, bénévolat et découvertes artistiques. Il a notamment pu échanger avec les équipes administratives sur les outils numériques, la comptabilité et la gestion, tout en découvrant le rôle essentiel des plus de 500 bénévoles mobilisés chaque année.

    Pour Dorian Tordi, cette immersion à JazzUS a été l’occasion de découvrir une structure poly-activité, d’échanger sur les enjeux d’organisation et de financement, mais aussi de créer des liens durables avec l’équipe accueillante.

    Un échange ressource, aussi bien pour moi que pour JazzUS, qui donne envie de rester en contact et d’envisager un “match retour” pour approfondir les sujets déjà abordés.” — Dorian Tordi

    Dorian à Jazzus avec Gilles Gautier (le directeur) 

    Malgré la diversité des structures, les participant·es soulignent un même constat : les enseignements tirés de ces immersions peuvent nourrir concrètement leur propre pratique professionnelle.

    Zelda Pollard a été inspirée par la convivialité du festival d’Albi, notamment la proximité des lieux de diffusion, les espaces de rencontre entre artistes, équipes et publics, ainsi que les propositions complémentaires comme la radio en direct, les projections de documentaires ou les concerts gratuits.

    Yoann Moreau, quant à lui, a pu observer l’organisation de la production, de l’accueil artistique, de la logistique et de la billetterie lors d’un temps fort de fréquentation.

    Cette immersion a enrichi ma compréhension des réalités opérationnelles et administratives d’un festival de grande envergure, mettant en lumière des difficultés qui, malgré une différence d’échelle, présentent des similitudes avec celles auxquelles nous faisons face.”Yoann Moreau

    Au-delà des compétences acquises, AJC Connecte porte une ambition plus profonde : faire vivre le réseau à toutes les échelles. Trop souvent, les relations entre structures reposent essentiellement sur les directions. En ouvrant ces échanges à l’ensemble des équipes, le dispositif multiplie les points de contact, crée de nouvelles circulations de savoirs comme d’idées et de nouveaux liens entre membres d’AJC. Le réseau gagne en densité. Les liens ne se limitent plus aux directions : ils se créent aussi entre les salariés et bénévoles, au fil des métiers que portent nos adhérents.  

  • Jazz With #3 – The laureates

    Jazz With #3 – The laureates

    Jazz With #3: Three new European projects selected!

    For its third edition, Jazz With reaffirms its commitment to supporting the creation and circulation of jazz across Europe. Out of more than 90 applications received, three projects have been selected: ANAPHORA, KABARILA QUARTET, and SMIODAIR.

    Three musical worlds, one European spirit
    Bringing together artists from Germany, Belgium, the United Kingdom, Switzerland, Austria, Greece and France, the three selected projects embody the vitality and diversity of today’s European jazz scene.

    Led by drummer Marco Luparia and pianist Amalia Deorsola, ANAPHORA explores a musical territory where cyclical rhythms and poetic expression meet in a hypnotic ritual. Featuring artists including Delphine Joussein and Lukas Kranzelbinder, KABARILA QUARTET develops a free, organic, and vibrant music shaped by years of collective practice and deep listening. Bringing together some of the most distinctive voices on the British and European improvised music scene, SMIODAIR, featuring Laura Jurd and Robin Fincker, weaves together powerful grooves, folk-inspired melodies, and dreamlike sonic landscapes.

    Touring support and professional development
    The three selected projects will perform at the next Rencontres AJC on December 1st 2026, in front of an audience of presenters, journalists, institutional representatives, and music professionals from France and across Europe.

    Each group will receive a touring support grant as well as tailored professional support, including networking opportunities, organisational development, tour logistics assistance, and help identifying performance opportunities in France and across Europe.

    A renewed european commitment
    Building on the strength of the AJC network in France and throughout Europe, Jazz With continues to pursue a clear objective: supporting ambitious artistic projects, fostering their circulation, and strengthening connections between European jazz scenes.

    ANAPHORA

    EN: Together with Paris-based drummer Marco Luparia and double bass player Sofia Eftychidou, pianist and composer Amalia Deorsola presents Anaphora, a piano trio that “switches and mixes several genres and rhythms in an incredibly mastered and enjoyable way” [Best of Jazz, US]. An athletic criss-cross between jazz and non european musical traditions centered on wood based piano preparation, Anaphora explores the power within the collective process of dreaming out sounds and sounding out dreams. With [Bloom], the trio brews a genre and gender free musical hybrid. One where colourful percussive spaces interweave with meditative gongs and hypnotic melodies.

    Amalia Deorsola (FR / BE) –  prepared piano, piano
    Marco Luparia (FR) – drums, objects
    Sofia Eftychidou (GR / DE) – doublebass

    FR : Avec Marco Luparia (batterie) et Sofia Eftychidou (contrebasse), la pianiste Amalia Deorsola présente Anaphora, un trio de piano qui « passe d’un genre et d’un rythme à l’autre, les mêlant avec une maîtrise et un plaisir d’écoute « remarquables » » (Best of Jazz, US). Véritable croisement dynamique entre le jazz et des traditions musicales extra-européennes, centré sur les techniques de préparation du piano à base de bois, Anaphora explore la force du processus collectif : rêver les sons et donner corps aux rêves par le son. Avec Bloom, le trio élabore un hybride musical affranchi des genres et des catégories. Des espaces percussifs aux couleurs chatoyantes s’entrelacent avec des gongs méditatifs et des mélodies hypnotiques.

    Amalia Deorsola (FR / BE) – piano préparé, piano
    Marco Luparia (FR) – batterie, objets
    Sofia Eftychidou (GR / DE) – contrebasse

    KABARILA QUARTET

    © Max Andrzejewski

    EN: Kabarila is a long-term project initiated in 2023 at the Südtirol Jazz Festival, centered on a radical format of five-hour continuous performances based entirely on free improvisation. Within this setting, four musicians and three dancers have developed an intense practice of collective listening, endurance, and real-time composition. Out of this experience emerges the Kabarila quartet: Delphine Joussein (France), Lukas Kranzelbinder (Austria), Julian Sartorius (Switzerland), and Johannes Schleiermacher (Germany). All four are established and widely recognized artists in the European jazz and improvised music scene.

    Delphine Joussein (FR) flute, fx, voice
    Lukas Kranzelbinder (AT) contrebasse, guembri
    Johannes Schleiermacher (DE) saxophone, flute, electronics
    Julian Sartorius (CH) drums, percussions


    FR : Kabarila est un projet à long terme lancé en 2023 lors du Südtirol Jazz Festival, articulé autour d’un format radical consistant en des performances continues de cinq heures, entièrement fondées sur l’improvisation libre. Dans ce cadre, quatre musiciens et trois danseurs ont développé une pratique intense d’écoute collective, d’endurance et de composition en temps réel. De cette expérience est né le quartet Kabarila : Delphine Joussein (France), Lukas Kranzelbinder (Autriche), Julian Sartorius (Suisse) et Johannes Schleiermacher (Allemagne). Tous les quatre sont des artistes confirmés et largement reconnus sur la scène européenne du jazz et de la musique improvisée.

    Delphine Joussein (FR) flûte, effets, voix
    Lukas Kranzelbinder (AT) contrebasse, guembri
    Johannes Schleiermacher (DE) saxophone, flûte
    Julian Sartorius (CH) batterie

    SMIODAIR

    © Celie Nigoumi / Sylvain Gripoix / Annika Nagel / Monika S. Jakubowska

    EN: Smiodair brings together four leading european improvisers that share a long musical history yet had never collaborated as an ensemble. Between them they have worked extensively with many key players and musical innovators of their time and have developed a distinctive language both as improvisers and composers as well leading strong ensembles over the years. Playing original music composed by each member of the group, the quartet weaves in and out of improvisation in a unique way, thus creating an exciting musical narrative where thunderous grooves collide with dream-like sonic landscapes, intertwined folk influenced melodies and contagiously joyful musical conversations.

    Robin Fincker (FR) – Saxophone
    Laura Jurd (UK) – Trumpet
    Simon Jermyn (DE) – Electric Bass
    Dave Smith (UK)  – Drums

    FR : Smiodair réunit quatre figures majeures de l’improvisation européenne qui partagent une longue histoire musicale, sans avoir jamais auparavant collaboré au sein d’un même ensemble. Au fil de leurs parcours, ils ont travaillé avec de nombreux musiciens marquants de leur époque. Chacun a développé un langage singulier, à la fois comme improvisateur et compositeur, tout en dirigeant au fil des années des formations de premier plan. À travers des compositions originales signées par chacun de ses membres, le quartet navigue avec une grande liberté entre écriture et improvisation. Il construit ainsi un récit musical captivant où des grooves puissants et telluriques se heurtent à des paysages sonores oniriques, tandis que des mélodies inspirées des musiques traditionnelles s’entrelacent à des échanges musicaux d’une joie communicative.

    Robin Fincker (FR) – saxophone
    Laura Jurd (UK) – trompette
    Simon Jermyn (DE) – basse électrique
    Dave Smith (UK) – batterie

    JAZZ WITH #3 IN FIGURES

  • LES RENCONTRES AJC – ZOOM SUR L’ÉDITION 2025

    LES RENCONTRES AJC – ZOOM SUR L’ÉDITION 2025

    LES CONCERTS JAZZ MIGRATION

    Lundi 1er décembre, la scène de la Dynamo de Banlieues Bleues accueillait les groupes lauréats de Jazz Migration #11 : Duo Brady, Franges, nit and dogs et OASIS BOOM. Le concert de Franges a été enregistré et diffusé en direct dans l’émission AU CŒUR DU JAZZ de Nicolas Pommaret, et les concerts suivants en différé dans le JAZZ CLUB de Nathalie Piolé.
    Pour celles et ceux qui n’ont pas pu être présents, ou qui voudraient revivre cette soirée Jazz Migration, les podcast des émissions sont disponibles en replay :

    Franges en direct dans l’émission Au coeur du Jazz de Nicolas Pommaret
    Les concerts de nit and dogs et OASIS BOOM dans le Jazz club de Nathalie Piolé
    Le concert de Duo Brady dans le Jazz club de Nathalie Piolé

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    LES CONCERTS JAZZ WITH

    La soirée du mardi mettait à l’honneur les projets lauréats Jazz With #2, un dispositif de soutien à la diffusion de projet  mêlant artistes français·es et européen·nes, Jazz With. Trois concerts exceptionnels avec  BONBON FLAMME, Garden of Silences et Lotus Flowers. France Musique était à nouveau présent parmi nous à la Dynamo de Banlieues Bleues pour une émission spéciale Jazz With, en direct dans l’émission Au coeur du Jazz de Nicolas Pommaret. Le concert de BONBON FLAMME a été diffusé le 20 décembre dans le JAZZ CLUB de Nathalie Piolé.

    Écoutez les replays :
    Jazz With #2 dans l’émission Au coeur du jazz de Nicolas Pommaret
    Le concert de BONBON FLAMME dans le Jazz Club de Nathalie Piolé

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    TABLE RONDE PUBLIQUE

    Mercredi 3 décembre, les Rencontres AJC ont invité la FAMDT, la FEDELIMA et Zone Franche à porter une parole commune et à rappeler la force d’un engagement militant : une culture de proximité, construite avec les habitant·e·s, ouverte à toutes les diversités et fondée sur l’intérêt général.

    Trois interventions de chercheur·se·s et d’intellectuel·le·s se sont ensuite succédées pour mettre en perspective nos réalités, engagements et ambitions au regard des politiques culturelles du moment :
    • Fabrice Raffin (Sociologue, maître de conférences à l’Université de Picardie Jules Verne et chercheur au laboratoire Habiter le Monde)
    « De la valeur de l’expérience à l’expérience de la valeur : scènes musicales locales, action publique et éco-système marchand. » 

    Julie Oleksiak (Anthropologue, chercheuse associée au Centre Georg Simmel, coordinatrice de la recherche au Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes)
    « La musique pour un monde meilleur : l’engagement des opérateurs culturels, vecteur d’utopie, moteur d’action ou compresseur institutionnel ? »

    Pascale Bonniel Chalier (Enseignante à l’université Lumière Lyon2 et à l’ENSATT, Conseillère régionale Auvergne Rhone-Alpes Les écologistes) 
    « Festivals et lieux, comment atterrir ? La voie de l’habitabilité. » 

    LES RENCONTRES AJC DANS LA PRESSE

    CITIZEN JAZZ – Jazz Migration, lauréats aux audacieuses pérégrinations

    JAZZ MAGAZINE – Les rencontres AJC 2025 à la Dynamo de Banlieues Bleues

    UK JAZZ NEWS – Jazz Migration #11 Showcase in Pantin, Paris
    UK JAZZ NEWS – Clément Janinet’s ‘Garden of Silences’ with Arve Henriksen at the Rencontres AJC 2025

    RADIO CAMPUS – Live Campus – Duo Brady + nit and dogs | Jazz Migration @ La Dynamo

    JAZZ IN – Les lauréats de Jazz Migration #11 en interview
    JAZZ IN – Nos reportages aux Rencontres AJC 2025

  • Jazz With #2 – The laureates

    Jazz With #2 – The laureates

    AJC Unveils the 3 New Jazz With Laureates!

    For its second edition, Jazz With reaffirms its ambition: to support the creation and circulation of jazz on a European scale. From over 80 applications received, three projects have been selected: BONBON FLAMMEGARDEN OF SILENCES, and LOTUS FLOWERS.

    Three distinct musical worlds, united by a shared European spirit.

    Driven by artists from across Europe — Sweden, Germany, Belgium, and Portugal — these groups embody the vitality of a dynamic and ever-evolving European jazz scene. BONBON FLAMME unleashes wild energy blending jazz, noise, deconstructed blues, and groove; LOTUS FLOWERS offers a free and inspired jazz, as lyrical as it is politically engaged; while GARDEN OF SILENCES explores minimalism through suspended breath, poetic tension, and resonant silences.

    Support and Promotion

    The three laureates will perform at the upcoming Rencontres AJC — taking place from December 1 to 3, 2025 — before an audience of programmers, journalists, institutions, and industry professionals from across Europe. This event marks the starting point of an enhanced circulation effort. Each group will receive a grant to support their touring and customized assistance tailored to real-world needs: networking opportunities, structural support, and logistical help with touring.

    A Reaffirmed European Vision

    Thanks to AJC’s strong presence in France and throughout Europe, Jazz With reinforces its mission: to support ambitious artistic projects, promote their dissemination, and position the French jazz scene as an active player within a vibrant and creative European jazz landscape. Following the 2024 laureates — Cheel, T.I.M, and Weave 4 — our three new awardees continue this collective journey toward a transnational, forward-looking jazz.

    Welcome!

    BONBON FLAMME

    © István Huszti

    EN : A wind from a fantasised Mexico blows and fans the flames of the quartet created by cellist Valentin Ceccaldi. Inspired by the taste of lemons and the mystical atmosphere of Dia de los Muertos, a brightly coloured, tangy and spicy music is played, shaken, shaped and triturated by Luís Lopes’s guitar, Fulco Ottervanger’s keyboards and Etienne Ziemniak’s drums. Exploring our relationship with our ancestors as much as the explosiveness of the present, the four partners invite us to a pagan feast that celebrates contrasts, from caresses to uppercuts, from chaos to hugs, for a moment that’s both sensitive and furious.

    Valentin Ceccaldi (FR) – Cello
    Fulco Ottervanger (BE) – Keyboards
    Luis Lopes (PT) – Guitar
    Etienne Ziemniak (FR) – Drums

    FR : Une bourrasque en provenance d’un Mexique fantasmé souffle et attise le feu du quartet créé par le violoncelliste Valentin Ceccaldi. Inspirée du goût des citrons et de l’atmosphère mystique du Dia de los Muertos, une musique aux couleurs vives, acidulée et pimentée se déploie, secouée, façonnée et triturée par la guitare de Luis Lopes, les claviers de Fulco Ottervanger et la batterie d’Etienne Ziemniak. Interrogeant autant notre rapport aux ancêtres que la puissance et l’explosivité du présent, les quatre complices nous convient à une grande fête païenne qui célèbre les contrastes, de la caresse à l’uppercut, du chaos au câlin pour un moment sensible et furieux.

    Valentin Ceccaldi (FR) – Violoncelle 
    Fulco Ottervanger (BE) – Claviers
    Luis Lopes (PT) – Guitare
    Etienne Ziemniak (FR) – Batterie

    GARDEN OF SILENCES

    © Stanislas Augris

    EN : With this new European quartet, Clément Janinet explores new territories on the borders of jazz and baroque music with Arve Henriksen on trumpet, Ambre Vuillermoz on accordion, and Robert Lucaciu on double bass. Buxtehude and Dowland and Pharoah Sanders debate with the Swedish nyckelharpa, Marin Marais with virulent improvisation and microtonal music, and dances and folk songs from the oral tradition with contemporary chamber music.

    Clément Janinet (FR) – Violon
    Arve Henriksen
    (NO) – Trumpet
    Ambre Vuillermoz
    (FR) – Accordion
    Robert Lucaciu
    (DE) – Double bass

    FR : Avec ce nouveau quartet européen, Clément Janinet explore de nouveaux territoires aux frontières du jazz, des musiques baroques en compagnie d’Arve Kenriksen (NO) à la trompette, d’Ambre Vuillermoz (FR) à l’accordéon et de Robert Lucadu (DE) à la contrebasse. Buxtehude, Dowland et Pharoah Sanders débattent avec le nyckelharpa suédois, Martin Marais avec l’improvisation virulente et la musique microtonale, les danses et chants populaires de tradition orale avec la musique de chambre contemporaine.

    Clément Janinet (FR) – Violon
    Arve Henriksen (NO) – Trompette
    Ambre Vuillermoz (FR) – Accordéon
    Robert Lucaciu (DE) – Contrebasse

    LOTUS FLOWERS

    © Jérôme Prébois

    EN : The composition of Bruno Angelini’s new repertoire pays tribute to the lotuses of our history: Wayne Shorter, Jane Addams, Berta Cacerès, and Nelson Mandela, each of whom, in their own way, worked for the common good, to preserve our planet and ease human relations. Following on from Transatlantic Roots, which honored counter-culture and social struggles in the United States, the core of Bruno Angelini’s compositions is made up of committed melodies, which the pianist and saxophonists Sakina Abdou and Angelika Niescier perform with raw lyricism and a great deal of freedom, sometimes deconstructing them with a sound and aesthetic close to free jazz, infused with blues.

    Bruno Angelini (FR) – Piano
    Sakina Abdou
    (FR) – Tenor saxophone
    Angelika Niescier
    (DE) – Alto saxophone

    FR : L’écriture du nouveau répertoire de Bruno Angelini rend hommage aux lotus de notre histoire, Wayne Shorter, Jane Addams, Berta Cacerès ou encore Nelson Mandela, qui chacun·e à leur manière ont œuvré au bien commun, pour préserver notre planète et apaiser les relations humaines. Dans la continuité de « Transatlantic Roots » qui honorait la contre-culture et les luttes sociales aux Etats-Unis, le cœur des compositions de Bruno Angelini est constitué de mélodies engagées, que le pianiste et les saxophonistes Sakina Abdou et Angelika Niescier interprètent avec un lyrisme brut et beaucoup de liberté, les déstructurant parfois avec un son et une esthétique proche d’un free jazz empreint de blues.

    Bruno Angelini (FR) – Piano
    Sakina Abdou
    (FR) – Saxophone ténor
    Angelika Niescier
    (DE) – Saxophone alto

    JAZZ WITH #2 IN FIGURES

  • Les Rencontres AJC – Zoom sur l’édition 2024

    Les Rencontres AJC – Zoom sur l’édition 2024

    LES CONCERTS JAZZ MIGRATION

    Lundi 2 décembre, se succédaient sur la scène de la Dynamo de Banlieues Bleues, les groupes lauréats Jazz Migration #10 Marsavril, Nubu, Sėlēnę et [Na]. Le concert de Nubu a été enregistré et diffusé en direct dans l’émission AU COEUR DU JAZZ de Nicolas Pommaret, et les concerts suivants diffusés le samedi 7 décembre dans le JAZZ CLUB de Nathalie Piolé. Pour celles et ceux qui n’ont pu être parmi nous, ou qui voudraient revivre cette soirée dédiée aux Jazz Migration, le podcast des deux émissions est disponible sur le site de France Musique.

     

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    LES CONCERTS JAZZ WIZZ

    La soirée du mardi mettait à l’honneur les projets lauréats de notre tout nouveau dispositif de soutien à la diffusion de projet  mêlant artistes français·es et européen·nes, Jazz With. Trois concerts exceptionnels avec  Cheel, Weave 4 et T.I.M. France Musique était à nouveau présent parmi nous à la Dynamo de Banlieues Bleues pour capter les concerts. Le concert de Cheel a été diffusé en direct dans l’émission AU COEUR DU JAZZ de Nicolas Pommaret, et ceux de Weave 4 et de T.I.M ont été diffusés le 22 mars dans le JAZZ CLUB de Nathalie Piolé.

    Cheel dans
    AU COEUR DU JAZZ
     
    Weave 4 dans
    le JAZZ CLUB
     
    T.I.M dans
    le JAZZ CLUB
     

    Pointbreak, London Jazz News et Citizen Jazz étaient également présents à la Dynamo de Banlieues Bleues et ont écrits des articles sur les concerts, à découvrir ci-dessous.

    Les lauréats jazz with dans point break 
    Les Lauréats Jazz With dans Jazz News
    Les lauréats jazz with dans Citizen Jazz

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    Toutes les photos de cette soirée sont de Maxim François.

    TRANSITIONS EN JAZZ : QUELLES NOUVELLES DYNAMIQUES COLLECTIVES POUR LES ACTEUR·TRICES DU JAZZ ?

    Pour cette dernière journée des Rencontres, AJC organisait une table ronde autour du thème “Transitions en jazz : quelles nouvelles dynamiques collectives pour les acteur·trices du jazz ?”

    Le champ du jazz a connu d’importants bouleversements ces dernières années : de profonds déséquilibres entre les lieux de diffusion et les structures de production ont émergé, le rapport au public doit être repensé, l’engagement bénévole s’est effrité, et les recrutements sont devenus plus complexes. Cette musique, en perpétuelle évolution depuis sa création, doit également faire face à des enjeux sociétaux qui imprègnent aujourd’hui toute pratique artistique : diversité, égalité des genres ou la question de la responsabilité environnementale. Ces défis, parfois partagés avec le reste du secteur culturel, doivent faire l’objet de réflexions, de transformations et de nouvelles dynamiques structurelles, politiques et culturelles imaginées par les acteur·trices du jazz.

    Entre héritage et renouveau, cette table ronde doit offrir des pistes pour mieux comprendre, anticiper les évolutions du secteur, mettre en lumière les défis comme les opportunités offertes par ces transitions et ainsi repenser de nouveaux équilibres pour le jazz et les musiques improvisées.

    Une ouverture par

    Alexandre Pierrepont,
     anthropologue et fondateur de
    The Bridge

    Table ronde modérée par

    Alexandra Bobes, directrice de France Festivals

    Avec les interventions de

    Sakina Abdou, musicienne et membre du collectif Muzzix
    Ségolène Alex,
    directrice de Jazzèbre
    Pierre Dugelay,
    directeur du Périscope
    Perline Feurtey, responsable production et développement de
    compagnies artistiques
    Romain Laleix, directeur général délégué au CNM
    Dominique Muller, délégué musique à la DGCA au ministère de la Culture

     

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  • Jazz With 2024

    Jazz With 2024

    Jazz With était un pari à plusieurs variables et c’est aujourd’hui un pari réussi.
    100 candidatures reçues – prouvant que ce projet est une réponse à une réalité complexe partagée par de nombreux·ses artistes de tous les coins d’Europe, rappelant le rôle essentiel d’AJC et ses nombreux relais dans le paysage européen –  et chacune nous ramène à l’essentiel : un « jazz européen » de grande qualité, dans lequel sont inseré·es les musicien·nes français·es.

    Mais cette présence souffre de nombreuses difficultés et c’est pourquoi Jazz With a été pensé. Promouvoir et rendre visible ces collaborations, soutenir financièrement et accompagner le montage de tournées optimisées grâce à nos réseaux, tels sont les objectifs de Jazz With.  Les trois formations sélectionnées, après de nombreuses écoutes et d’âpres discussions – T.IM, le trio Volkmann/Jarret/Andrzejewski et Weave 4 – joueront ainsi lors des prochaines Rencontres AJC devant de très nombreux·ses professionnel·les français·es et européen·nes et recevront une bourse de 3000 euros et tout le soutien possible pour se produire un maximum.

    Nous espérons que ce projet pourra encore grandir, accueillir demain plus d’artistes dans sa sélection et ainsi rappeler l’importance que la scène française se développe au contact de tous les jazz européens !

    Découvrez ici les trois premiers lauréats de Jazz With :  

    T.I.M

    © Marite Melnika

    FR : Chansons folkloriques, improvisation, variations sur le hasard, la mémoire et sa dégradation. Il y a quelque chose du trip hop de Bristol dans cette étrange musique de chambre.Tomorrow Is Minimalist. Trois mouvements indépendants. Grand, infini, microscopique.

    Sébastien Pallis, piano, synthétiseurs (France)
    Karoline Wallace, voix, bandes, programmation lo-fi (Norvège)
    Inger Hannisdal, violon Hardinger, voix (Norvège)

    EN : Folk songs, improvisation, variations on randomness, memory and its degradation. There is something of Bristol’s trip hop in this strange chamber music. Tomorrow Is Minimalist.
    Three Independent Motions. Tall, Infinite, Microscopic. T.I.M

    Sébastien Palis, piano, synthétiseurs (France)
    Karoline Wallace, voice, tapes, lo-fi programming (Norway)
    Inger Hannisdal, violon hardinger fiddel, voice (Norway)

    WEAVE 4

    © Barbara Rigon

    FR : Au sein de ce collectif d’instrumentation originale, chaque musicien contribue à un répertoire basé sur un tissage de sons et d’idées d’un autre monde, les monologues habituels des solistes de jazz cèdent la place à des tapisseries collectives et fascinantes.

    Francesco Bigoni, clarinette et sax ténor (Italie)
    Benoît Delbecq, piano et synthétiseur de basse analogique (France)
    Francesco Diodati, guitare, fx (Italie)
    Steve Argüelles, batterie et usine (Royaume-Uni, France)

    EN : Within this collective of original instrumentation, each musician contributes to a repertoire based on an otherworldly weaving of sounds and ideas, the usual jazz soloists’ monologues give way to collective and compelling tapestries.

    Francesco Bigoni (Italy), clarinet and tenor sax
    Benoît Delbecq (France), piano and analog bass synth
    Francesco Diodati (Italy), guitar and fx
    Steve Argüelles (UK & France), drums and usine

    Cheel

    (Anciennement Volkmann/Jarret/Andrzejewski)

                                                          © Maxence Ravelomanantsoa            © Arnaud Ele 

    FR : L’idée derrière ce trio est de dépeindre une élégance ludique dans la musique et, surtout, d’emmener le public dans un voyage énergique et fluide à traversun mélange de chansons folkloriques simples et de collages sonores improvisés.

    Luise Volkmann, saxophone (Allemagne)
    Paul Jarret, guitare (France)
    Max Andrzejewski, batterie (Allemagne)

    EN : The idea behind the trio is to depict playful elegance in the music and, above all, to take the audience on an energetic, flowing journey, through a mixture of simple folk songs and improvised sound collages.

    Luise Volkmann, saxophone (Germany)
    Paul Jarret, guitar (France)
    Max Andrzejewski, drums (Germany)

     

  • Les Rencontres AJC – Zoom sur l’édition 2023

    Les Rencontres AJC – Zoom sur l’édition 2023

    LES CONCERTS JAZZ MIGRATION

    Lundi 4 décembre, montaient sur la scène de la Dynamo de Banlieues Bleues, les groupes lauréats Jazz Migration #9 Prospectus, Adèle Viret Quartet, Inui et Petite Lucette. Le concert de Prospectus a été enregistré et diffusé en direct dans l’émission Open Jazz d’Alex Dutilh, et les concerts suivants diffusés le samedi 9 décembre dans le Jazz Club de Nathalie Piolé. Pour celles et ceux qui n’ont pu être parmi nous, ou qui voudraient revivre cette soirée dédiée aux Jazz Migration, le podcast des deux émissions est disponible sur le site de France Musique.

    RETOUR EN IMAGES

    LES CONCERTS FRANCO-EUROPÉENS

    La soirée du mardi mettait à l’honneur des projets mêlant artistes français·es et européen·nes – comme une manière de poursuivre notre ouverture européenne et d’y accompagner la création jazzistique ! Trois concerts exceptionnels avec Daniel Erdamnn Sextet « Thérapie de Couple », « Shadowlands », et le trio Karja/Renard/wandinger. France Musique était à nouveau présent parmi nous à la Dynamo de Banlieues Bleues pour capter les concerts. Le premier a été diffusé dans l’émission Open Jazz d’Alex Dutilh, et les deux suivants seront bientôt diffusés dans le Jazz Club de Nathalie Piolé.

    Daniel Erdmann Sextet « Thérapie de Couple » dans
    Open Jazz

    Starting Block – Trois groupes franco-européens – 30 ans de l’AJC

    RETOUR EN IMAGES

    Toutes les photos de cette soirée sont de Maxim François.

    RÉINVENTER COLLECTIVEMENT LA DIFFUSION DE LA MUSIQUE

    Une ouverture par Olivier Soubeyran, professeur à l’Institut de Géographie Alpine de l’Université de Grenoble et membre du Laboratoire PACTE du CNRS.

    Pour cette dernière journée des Rencontres 2023, AJC organisait une table ronde autour du thème “Réinventer collectivement la diffusion de la musique”. Et c’est Olivier Soubeyran, dont les récents travaux portent sur l’adaptation au changement climatique en aménagement, qui a ouvert cette séance. 

    Le thèse est le suivante : la pensée aménagiste, à l’origine ordonnatrice et sûre d’elle-même, ancrée dans la haine de la surprise, est devenue plus modeste, plus politique que technique, s’ouvrant à une rhétorique de savoirs partagés et de co-productions de projets qui s’inscrit davantage dans une logique de l’improvisation, semblable à celle observée dans le jazz. En effet, la crise environnementale, plus encore le changement climatique, impose en aménagement d’agir dans l’incertitude, d’intégrer l’ignorance et la surprise comme condition de l’action. 

    olivier soubeyran

    Il faut désormais « s’attendre à l’inattendu » et « penser à l’impensable »

    Le chercheur a relevé le défi de présenter en une heure, les grandes lignes de sa réflexion, transdisciplinaire et pionnière, sur les conditions à partir desquelles l’improvisation peut être un principe structurant de la pensée aménagiste.

    Table ronde modérée par Charlotte Bartissol, directrice de l’association ProQuartet, Centre européen de musique de chambre

    Nous vous proposons ci-dessous un aperçu de cette table ronde dont l’intégralité des échanges a été publiée dans la dernière édition du Jazz Mig Mag.

    Comment les questions écologiques traversent-elles les situations du monde de la musique et comment transposer nos initiatives individuelles en action collective ?

    La parole a d’abord été donnée à Patrick Comoy, haut fonctionnaire adjoint à la transition écologique et au développement durable au ministère de la Culture. Petit service du secrétariat général du ministère de la Culture, son rôle est de faciliter la circulation de l’information entre le ministère et les structures culturelles, et d’encourager la réflexion autour du rôle qu’a à jouer le secteur culturel dans la transition écologique. Pour P. Comoy, la coopération est essentielle pour répondre aux grandes crises que nous traversons (climatiques, des ressources, et de la biodiversité). 

    « Créer les conditions de la coopération, l’encourager et la fluidifier, c’est un travail que nous portons. »

    P.COMOY

    La parole a ensuite été donnée à Frédérique Ménard, directeur et fondateur de Zutique Productions à Dijon. Connue d’abord pour son festival, le Tribu Festival qui brasse plusieurs esthétiques musicales, Zutique est avant tout une structure culturelle qui accorde une forte importance à la question territoriale dans l’élaboration de ses projets. 

    TR.Fred Ménard.2

    « Nous considérons le mot territoire sous son angle le plus polysémique : politique, économique, social, historique..etc.»


    Dans des logements sociaux du quartier prioritaire des Grésilles à Dijon, Zutique a lancé un projet de mixité d’usage ayant pour but de créer du lien entre les habitant·es de ceux-ci et les projets culturels mis en place. Est née la Coursive Boutaric, coursive de trois étages devenue une structure
    adhoc accueillant des espaces de travail pour la trentaine de structures membres du collectif. 

    • Par ailleurs, après un premier projet monté avec Dijon Habitat, c’est avec Voies Navigables de France que Zutique a opéré en réhabilitant une maison éclusière se trouvant le long du canal de Bourgogne pour y accueillir 42 formations musicales sur 16 week-end d’activité, d’avril à septembre, le but étant de travailler sur une saison inversée afin de limiter les dépenses énergétiques liées au chauffage l’hiver. Le nom de ce lieu, « Au Maquis », dont l’intention est de faire éclore la jeune création contemporaine dans ce qu’elle a de plus innovant et sensible, et de penser collectivement la société de demain, en reliant l’art et la société. Au Maquis, une grande attention est portée aux questions de consommation énergétique (limitation du chauffage, accessibilité au lieu uniquement à pied ou à vélo) de sobriété alimentaire (80% de la production alimentaire servie sera végane, 95% proviendra du circuit court) et de biodiversité (installation d’un verger conservatoire).

    Mathilde Coupeau, directrice de Jazz à Poitiers, a enchaîné sur la crise de modèle économique que traverse la SMAC. 

    « Nous nous inscrivons dans un modèle économique proche des musiques contemporaines et sommes extrêmement subventionnés et très peu en capacité de générer des recettes propres. Avec la succession de crises ces dernières années, nous arrivons au bout de ce modèle économique. »

    TR.1

    N’ayant plus les moyens d’organiser des concerts, la SMAC a suspendu l’entièreté de la saison 2024 et son festival Bruisme s’est vu maintenir quatre temps forts, le but étant de produire moins mais dans de bonnes conditions.

    C’est ensuite Philippe Gautier, musicien et secrétaire général du SNAM-CGT, qui s’est exprimé. Il a évoqué la vision réelle et la vision fantasmée du métier de musicien·ne. Pour lui, la structuration de ce-dernier se fait davantage autour des lieux de proximité tels que les cafés, bars, et restaurants considérés comme des maillons essentiels du développement artistique et culturel des territoires, que des salles de plus de 200 personnes. 

    TR.Philippe Gautier

    « Les personnes qui font le métier jouent toute leur vie dans des salles de moins de 200, et ce réseau a besoin d’être soutenu ! »

    Afin de favoriser l’offre artistique dans ces lieux, la SNAM-CGT a travaillé à la création des GIP Cafés Cultures qui assurent la gestion d’un fonds dédié au soutien de l’emploi artistique et technique.

    Laurence Loyer-Camebourg, directrice de la culture dans le Département de la Manche et directrice artistique du festival “Les Traversées Tatihou, festival des musiques du large”, a ensuite pris la parole pour souligner l’engagement du département de la Manche dans la démarche des droits culturels. La concertation, la coopération, la participation, le fait de ne pas faire “pour” mais bien “avec”, sont des démarches essentielles des droits culturels. Elle a par la suite évoqué les questions d’adaptation auxquelles doit répondre le territoire du département de la Manche du fait de la montée des eaux et des tempêtes récentes. Pour Laurence Loyer-Camebourg, la formation est un enjeu crucial pour accompagner l’ensemble des acteur·trices et habitant·es du territoire dans les transitions RSE et écologiques.

    « Dans toutes nos conventions, nous posons ces questions et ces ambitions par écrit. Et nous le faisons en co-construction avec les acteur·rices, afin que ces questions ne restent pas lettre morte et soient suivies d’effets. »

    LLC copie
  • 20 ans de Jazz Migration – Le documentaire

    20 ans de Jazz Migration – Le documentaire

    74 groupes, plus de 230 artistes, plus de 1000 concerts organisés par AJC, des centaines de journées de formations et de résidences, et chaque année, près de 80 candidatures et plus de 100 festivals, lieux et scènes généralistes impliquées. En 2022, Jazz Migration fêtait ses 20 ans.

    La dernière édition des Rencontres AJC étant consacrée à la célébration de cet anniversaire, nous avions réuni le temps d’une soirée un ensemble exceptionnel composé de vingt musicien·nes passé·es par le dispositif.

    De Christophe Hache sélectionné en 2005 avec Stefan Orins Trio à Hélène Duret ou Maëlle Desbrosses qui terminaient alors leur tournée Jazz Migration #7 avec Suzanne, cet orchestre des 20 ans aura réuni :

    Aymeric Avice – trompette
    Laurent Bardainne – saxophone
    Morgane Carnet – saxophone baryton
    Théo Ceccaldi – violon
    Maëlle Desbrosses – alto
    Héloïse Divilly – batterie
    Bruno Ducret – violoncelle
    Hélène Duret – clarinette
    Fidel Fourneyron – trombone
    Christophe Girard – accordéon

    Christophe Hache – contrebasse
    Clément Janinet – violon
    Paul Jarret – guitare
    Antonin Leymarie – batterie
    Leïla Martial – voix
    Sébastien Palis – piano
    Emile Parisien – saxophone
    Raphaël Quenehen – saxophone
    Anne Quillier – piano
    Jean-François Riffaud – basse

    et Benjamin Flament – coordination artistique

    Ce film est l’occasion de retracer l’histoire de ce dispositif unique, de revenir sur ses évolutions en convoquant la grande diversité de formations en ayant bénéficié pour présenter en vingt minutes, vingt années dédiées à repérer, accompagner et diffuser le jazz de demain.

    Grâce à la participation de professionnel·les ainsi que d’artistes ayant bénéficié du dispositif, ce documentaire revient sur ces vingt années d’engagement d’un réseau à accompagner l’émergence de jeunes groupes de jazz et musiques improvisées en France et trace les lignes futures d’un tel projet !

    Sortie du disque le 13 octobre 2023

    Le 30 novembre 2022, la Dynamo de Banlieues Bleues a vu se succéder rencontres improvisées, petites formations, grands ensembles, résurgences du passé comme nouvelles compositions avec l’un des plus beaux line-up que la scène jazz et musiques improvisées française a connu.

    Du duo Parisien/Ceccaldi, de la valse des 20 ans offerte par Leïla Martial, Christophe Girard et Héloïse Divilly, de Guillaume Machaut revisité par Hélène Duret, Morgane Carnet, Fidel Fourneyron et Raphaël Quenehen, d’une Limousine de Laurent Bardainne pimpée par un quatuor à cordes avec Clément Janinet, Bruno Ducret, Maëlle Desbrosses, Théo Ceccaldi, du free énervé de Morgane Carnet et Aymeric Avice, jusqu’au clou final, une explosion des 20 musicien.ne.s sur un Steve Reich in Babylone à l’énergie déchaînée, ce sont plus de 2h30 de musiques à l’image de ce dispositif : ouvertes, variées et entières.

  • Découvrez les lauréats Jazz Migration #9

    Découvrez les lauréats Jazz Migration #9

    Après une année 2022 marquée par les célébrations autour des 20 ans du dispositif, retour à la normale pour Jazz Migration. Ou presque…
    Nous n’avions jamais reçu autant de candidatures. Ce sont en effet près de 100 groupes parrainés par des festivals et des lieux de diffusion qui ont manifesté le souhait de participer à Jazz Migration, preuve que notre travail d’accompagnement et de diffusion répond à un réel besoin chez de nombreux musiciens et musiciennes.
    Cette année encore, plus de 100 programmateur·rices, engagé·es dans le soutien à l’émergence et l’accompagnement d’artistes de jazz et de musiques improvisées, ont choisi les quatre lauréats Jazz Migration #9, parmi 14 finalistes. L’intérêt que notre secteur porte à ce dispositif ne se dément pas.

    Pour la toute première fois, nous accueillons quatre groupes – Adèle Viret Quartet, Inui, Petite Lucette et Prospectus – comprenant chacun des musiciennes en leur sein (41 % de la sélection finale), comme le résultat de notre engagement depuis maintenant plusieurs années.
    Les quatre groupes lauréats entrent dès aujourd’hui dans un processus d’accompagnement artistique et professionnel qui durera deux ans et sera complété d’une tournée française et européenne en 2024. Grâce à Jazz Migration, ces musicien·nes bénéficieront de l’appui d’un réseau de professionnel·les engagé·es dans l’accompagnement d’artistes.

    2023 inaugure un nouveau cycle pour Jazz Migration, un cycle pour les 20 prochaines années espérons-le, à la recherche de nouveaux talents pour des musiques qui n’en manquent pas.

    Parrainé par Le Comptoir

    Adèle Viret – Violoncelle
    Oscar Viret – Trompette
    Wajdi Riahi – Piano
    Pierre Hurty –
    Batterie

    Parrainé par Crest Jazz

    Valeria Vitrano – Chant
    Clémence Lagier – Chant
    Maya Cros – Claviers
    Dimitri Kogane – Batterie

    Parrainé par Tourcoing Jazz

    Clémentine Ristord – Saxophones
    Sylvain Fouché – Piano, claviers
    Pierre-Antoine Despatures – Contrebasse
    Manon Saillard – Vibraphone
    Mathieu Imbert – Batterie

    Parrainé par le Petit faucheux

    Henri Peyrous – Saxophones, clarinettes
    Léa Ciechelski – Saxophones, flûtes
    Julien Ducoin – Contrebasse
    Florentin Hay – Batterie

    Quelques informations sur Jazz Migration

    Jazz Migration est un programme d’accompagnement de musicien·nes émergent·es de jazz et musiques improvisées, porté par AJC depuis 2002. Ce dispositif a mis en lumière 74 groupes, soient 230 musicien·nes, en organisant entre autres plus de 900 concerts en France et en Europe. Depuis 2016, Jazz Migration apporte à ses lauréats ainsi qu’aux finalistes des outils de structuration et de professionnalisation, cherchant à accompagner ces musicien·ne·s dans le cadre d’un parcours global, adapté aux spécificités des musicien·ne·es de jazz.